Installations nucléaires : pourquoi il faut démanteler dès maintenant

Une pierre de plus dans la chaussure d’EDF ! Début juin, l’entreprise publique a en effet annoncé qu’elle allait reporter “de plusieurs décennies” le démantèlement de ses réacteurs qui ne sont plus en fonctionnement. Raison invoquée : les difficultés techniques que pose cette déconstruction. Avec une facture qui s’alourdit de plusieurs milliards d’euros. Un nouveau tour de passe-passe financier pour l’énergéticien, qui doit déjà faire face à des investissements colossaux dans sa filière nucléaire, notamment confrontée au vieillissement de son parc et à la chute des prix de l’électricité.

Démantèlement d'un réacteur à Tchernobyl
Démantèlement d’un réacteur à Tchernobyl

Dislocation diplomatique autour d'Hinkley Point

Le projet d’EPR en Angleterre, à Hinkley Point, devient de plus en plus controversé : les Nations unies reprochent à l’Angleterre de ne pas avoir respecté l’obligation de consulter les pays voisins, et un rapport potentiellement embarrassant a été dissimulé par les autorités britanniques pour ne pas compromettre leurs relations internationales.

Centrale d'Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace
Centrale d’Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace

15 faits marquants sur la catastrophe de Tchernobyl

Il y a 30 ans, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose. Les Nations Unies parlent de la plus « grande catastrophe environnementale de l’histoire de l’humanité ». Aujourd’hui encore, nous n’avons pas terminé de mesurer et de subir les effets de cet accident sans précédent. Voici 15 faits qui permettent de restituer la mémoire tragique de Tchernobyl.

Greenpeace a célébré le triste anniversaire de l'accident de Tchernobyl en projetant des messages de soutiens au survivants de la catastrophe sur le sarcophage du réacteur endommagé.
Greenpeace a commémoré le triste anniversaire de l’accident de Tchernobyl en projetant sur le sarcophage du réacteur endommagé des messages de soutiens aux survivants de la catastrophe.

30 ans après Tchernobyl : la France surexposée au risque nucléaire

Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, se déroulait la plus grande catastrophe du nucléaire civil jamais enregistrée à Tchernobyl, en Ukraine (ex-URSS) : le quatrième réacteur de la centrale, de type RMBK, explosait. Pendant plusieurs heures, rien ne se passe. Il faut attendre que la Suède sonne l’alerte. Erreur humaine ? Défaillance technique ? Les versions divergent encore. Mais une chose est sûre : cet événement ne cesse d’être minoré, aujourd’hui encore, afin d’étouffer le réel degré de menace que constitue le nucléaire pour les populations

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Bâtiment abandonné, au sein de la zone d'exclusion de Tchernobyl, Belarusse © Liza Udilova / Greenpeace
Bâtiment abandonné, au sein de la zone d’exclusion de Tchernobyl, Belarusse © Liza Udilova / Greenpeace

En mission sur le Rainbow Warrior au large de Fukushima

Cela fait cinq ans ce mois-ci qu’un tsunami meurtrier a frappé les côtes japonaises, endommageant dans son fracas les installations nucléaires de Fukushima. A l’occasion de ce triste anniversaire, nous avons décidé de lancer le mois dernier une importante étude sur la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, à bord du Rainbow Warrior III. L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) y apporte son assistance scientifique. Dans l’équipe, Mylène Josset, dont nous publions aujourd’hui le témoignage.

Recherche scientifique à bord du Rainbow Warrior, au large de Fukushima, février 2016  © Cornelia Deppe-Burghardt / Greenpeace
Recherche scientifique à bord du Rainbow Warrior, au large de Fukushima, février 2016 © Cornelia Deppe-Burghardt / Greenpeace

Tchernobyl, Fukushima : le désastre nucléaire continue

L’accident nucléaire de Fukushima a eu lieu il y a cinq ans maintenant, le 11 mars 2011. Celui de Tchernobyl, il y a 30 ans : le 26 avril 1986. Avec quelles conséquences ? Quelles traces en reste-t-il, des années après ? Jusqu’où s’étend la pollution nucléaire ? Nous avons mené des recherches poussées en Russie, en Ukraine et au Japon pour répondre à ces questions et publions aujourd’hui un rapport scientifique [en] qui en compile les résultats. Et tire la sonnette d’alarme.

Action au large de Fukushima, mars 2016 © Gavin Newman / Greenpeace
Action au large de Fukushima, mars 2016 © Gavin Newman / Greenpeace

EDF : la déshérence

Ce début d’année 2016 aura fait la preuve de la déshérence industrielle d’EDF et de l’impasse financière à laquelle mène la stratégie de l’entêtement nucléaire. Dernier épisode en date : la démission du numéro 2 du groupe pour désaccord sur Hinkley Point, le projet de construction de réacteur de type EPR au Royaume-Uni.

Entrée de la centrale nucléaire de Dampierre  © Micha Patault / Greenpeace
Entrée de la centrale nucléaire de Dampierre
© Micha Patault / Greenpeace

ACTION : blocage du convoi qui transporte un couvercle défectueux à Flamanville

Dès 7h30 ce matin, 12 militants de Greenpeace ont bloqué à Evrecy, près de Caen, un convoi exceptionnel transportant le couvercle de la cuve de l’EPR, malgré sa non-conformité aux minima de sûreté. Au-delà de l’EPR en lui-même, c’est l’intenable équation de l’industrie nucléaire que nous pointons du doigt. Alors que le gouvernement doit faire des annonces concrètes, secteur par secteur, avant la fin du mois sur la transition énergétique, nous entendons poser la question de la cohérence entre les orientations de la loi et les actes d’EDF.

Pièce non conforme à Flamanville : EDF remet le couver(cle)

La fuite en avant d’EDF et de l’Etat continue sur le dossier nucléaire. Aujourd’hui, un convoi part de l’usine AREVA de Chalon-sur-Saône pour livrer le couvercle de la cuve de la centrale nucléaire “nouvelle génération” (périmée avant d’avoir vu le jour) de Flamanville : le fameux EPR. Nous sommes sur le terrain afin d’alerter les pouvoirs publics sur cette nouvelle mascarade.