Energie / Climat le 6 novembre 2009

Climat : le sommet de Copenhague peut encore être un succès !

Vendredi s’est achevée à Barcelone la dernière série de discussions avant le sommet international sur le climat de Copenhague (à partir du 7 décembre). Une nouvelle fois, ces négociations préparatoires ont montré le faible engagement des pays industrialisés, en particulier des Etats-Unis.

ACTIVISTAS POR EL CLIMA GREENPEACE

Pour symboliser cette obstruction de l’administration américaine, des militants de Greenpeace ont déployé, à Barcelone, une banderole autour d’une statue de Christophe Colomb. On pouvait lire dessus : « Chaos climatique : qui est le coupable ? ».

Ce monument commémore la découverte des Amériques par l’explorateur. Aujourd’hui, il pointe le doigt en direction du pays qui est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre et bloque en même temps toute perspective d’accord à Copenhague.

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Energie / Climat le 6 novembre 2009

Incidents en série, critiques officielles : la faillite de la filière nucléaire est indéniable

Le nucléaire est une filière en faillite. C’est la conclusion implacable d’un mois d’incidents, de révélations et de rapports officiels. Jamais en l’espace de quelques semaines, tant d’éléments ont prouvé que le nucléaire était une industrie dangereuse, inutile, sans avenir et coûteuse. Ce que Greenpeace répète depuis quarante ans est repris mot pour mot par des institutions officielles.

Que s’est-il passé en un mois ?
Le 6 octobre, Greenpeace publie un rapport commandité à un laboratoire indépendant qui prouve que le Centre de stockage de déchets nucléaires de la Manche est géré de façon catastrophique. Une semaine plus tard, la diffusion sur Arte d’un documentaire sur cette question des déchets nucléaires lance un vaste débat public et permet de révéler ce que Greenpeace a toujours dit. L’industrie nucléaire française exporte, notamment en Russie, des dizaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires sans se soucier de ce qu’ils y deviennent.
Le lendemain, 14 octobre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française demande l’arrêt d’opérations de démantèlement d’une usine de fabrication de Mox (un combustible nucléaire). Areva et le Commissariat à l’Energie Atomique ont perdu plusieurs dizaines de kilos de plutonium sur le site en question, à Cadarache ! L’ASN parle d’ « un risque grave et imminent ». Greenpeace dénonce alors l’une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.
Le 2 novembre, on apprend qu’un tiers des réacteurs nucléaires est à l’arrêt pour des opérations de maintenance et qu’au moins cinq le sont pour des incidents sérieux. Sachant que l’électricité est fournie à 80% en France par le nucléaire, cela signifie que cet hiver notre pays devra importer de l’électricité et faire face à des coupures de courant selon RTE (le distributeur de l’électricité en France).

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Pire encore, toujours le 2 novembre, c’est le nouveau réacteur EPR qui se retrouve sur la sellette. L’Autorité de Sûreté Nucléaire et ses consœurs britannique et finlandaise émettent des réserves sur les systèmes de sûreté du réacteur. Les trois autorités de sûreté ne demandent rien moins que « d’améliorer la conception initiale de l’EPR » ! Areva doit revoir sa copie depuis le début. Ce que nous avions souligné dès 2007 dans un rapport indépendant devient vérité officielle. Pour mémoire, deux EPR sont actuellement en construction dans le Cotentin et en Finlande (chantiers qui cumulent malfaçons, retards et surcoûts pharaoniques). Un troisième est en projet à Penly, près de Dieppe.

Deux jours après cette annonce, le 4 novembre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française informe qu’un travailleur a été irradié sur le site nucléaire de Flamanville. Selon l’ASN, « cette irradiation accidentelle est due au non-respect de procédures essentielles pour la radioprotection ». Et deux jours plus tard, le 6 novembre, c’est sur le site du Tricastin qu’un nouvel incident a lieu lors du déchargement de barres d’uranium.

Quelle conclusion tirer de cette série d’événements ?
A la lumière de cette série d’événements, une seule conclusion s’impose. A toutes ses étapes, la filière nucléaire a fait la preuve de sa faillite et de sa dangerosité pour l’homme et son environnement :
1/ la conception des futurs réacteurs est à revoir
2/ notre réseau actuel de réacteurs n’est pas capable de nous fournir de l’électricité en quantité suffisante
3/ la gestion des déchets nucléaires relève d’une inconscience criminelle.
Comment dans ces conditions est-il encore possible de défendre la filière nucléaire ?

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Energie / Climat le 5 novembre 2009

Manifestation à Cherbourg ce samedi à 14h30 contre le charbon et pour le climat !

Greenpeace et le Collectif Anti-Charbon de la Manche (le CAC 50) organisent ce samedi 7 novembre une manifestation pour protester contre le projet de terminal charbonnier à Cherbourg. Il s’agirait de créer un site de stockage et de transbordement de charbon sur le port de Cherbourg. Plus de quatre millions de tonnes de charbon y transiteraient chaque année !

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Le charbon est pourtant le premier responsable de la crise climatique actuelle. 30% des émissions mondiales de CO2 lui sont imputables. C’est le symbole d’un modèle énergétique dépassé qu’il faut impérativement abandonner si nous voulons préserver notre planète. Il est inconcevable que la France investisse dans un projet aussi anachronique que le terminal charbonnier de Cherbourg. Ce que nous devons promouvoir, ce sont les énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétiques.

Samedi, à Cherbourg, soyons nombreux à manifester notre opposition à ce projet de terminal et notre soutien à un autre modèle énergétique. A un mois du sommet international sur le climat qui aura lieu à Copenhague, ce sera l’occasion de faire entendre la voix des citoyens face à l’urgence climatique et de rappeler aux dirigeants français leur responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques.

Tous ensemble, nous devons faire échouer ce projet !

Infos pratiques :

Rendez-vous le samedi 7 novembre à 14h30, place Napoléon à Cherbourg.

Si vous habitez Paris, vous pouvez venir avec nous en car ! C’est le Groupe Local Greenpeace de Paris qui l’affrète. Il est à ouvert à tous ceux qui souhaitent se rendre à la manifestation. Départ le jour même à 6h30, retour à Paris à à 0h30. Les frais de participation s’élèvent à 35 euros.

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OGM le 3 novembre 2009

Le Haut Conseil sur les Biotechnologies définit le ” sans OGM ” à moins de 0,1%

Le Haut Conseil sur les Biotechnologies (HCB) a publié le 3 novembre son avis sur la définition des filières dites « sans OGM ». Pour Greenpeace, ces définitions constituent la moins mauvaise façon de permettre la pérennité des productions sans OGM dans le contexte d’une loi condamnable, qui prétend organiser une coexistence impossible dans les faits et va donc légaliser la contamination génétique.

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Pour le HCB, il est nécessaire de distinguer les filières végétales et animales :

- en ce qui concerne les filières végétales, c’est-à-dire les végétaux et leurs dérivés (par exemple, le soja, la lécithine de soja ou l’huile de soja), un produit sans OGM doit contenir moins de 0,1 % d’OGM, qui correspond au seuil fiable de quantification d’un OGM
- la même règle s’applique pour les filières animales, c’est-à-dire les produits issus d’animaux, qui pourront être « sans OGM » si les animaux ont été nourris avec des végétaux dits « sans OGM ». Mais pour cette filière, le HCB accepte aussi un étiquetage du même type pour les produits issus d’animaux ayant consommé des produits végétaux non étiquetés OGM, c’est-à-dire qui contiennent moins de 0,9 % d’OGM.

Cette tolérance est due au fait que de nombreux opérateurs ont fait le choix de ne pas utiliser d’OGM, mais sont dépendants des importations de pays tiers, comme le Brésil, où la règle du « sans OGM » ne s’applique pas, en raison du règlement européen sur l’étiquetage des OGM. Un importateur de soja ne peut pas aujourd’hui réclamer du soja « sans OGM » (en dessous de 0,1 %), mais seulement du soja non étiqueté OGM (en dessous de 0,9 %).

Comme le rappelle un grand nombre de scientifiques, il faut accepter que « sans OGM » signifie « un peu d’OGM » pour rendre la coexistence possible. La liberté de produire et consommer sans OGM devient un slogan dénué de réalité.

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OGM le 3 novembre 2009

L’alerte au lin OGM continue, avec un contrôle positif sur des Toasts aux Céréales Auga

Comme nous vous l’avions signalé le 30 septembre dernier, la Commission Européenne a signalé à plusieurs reprises des cas de contamination de produits boulangers et de céréales par du lin OGM illégal. Ce lin génétiquement modifié (le Triffid) a pour particularité de tolérer un herbicide et contient trois gènes de résistance aux antibiotiques, ce qui est interdit par la législation européenne. Il n’a donc jamais été autorisé sur le territoire des 27 pays de l’Union Européenne.

Suite à ces alertes de la Commission Européenne, Greenpeace a mené l’enquête et testé une quinzaine de produits boulangers en vente dans les supermarchés français. Les résultats obtenus montrent la présence de ce lin transgénique dans un produit de la marque Pasquier : les Toasts aux Céréales d’Auga.

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Océans le 3 novembre 2009

Opération d’étiquetage SOS Grands Fonds Marins dans les supermarchés de France

Pour marquer la fin de la tournée européenne ” SOS Grands Fonds Marins ” dénonçant la pêche de grands fonds, Greenpeace a organisé samedi 31 octobre une journée nationale d’étiquetage dans quatre enseignes de la grande distribution : Intermarché, Casino, Système-U et Leclerc. Toutes refusent le dialogue ou ne semblent pas vouloir prendre de mesures rapides.

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Dans seize villes et une trentaine de supermarchés au total, les militants ont étiqueté les produits sur les étals, informé les clients et sensibilisé les directeurs en leur remettant des lettres reprenant les demandes de Greenpeace de retrait de ces espèces de la vente. La plupart se sont montrés très favorables à ces demandes, mais ont mis en avant l’absence de consignes venant de leurs groupes.

Les militants de Greenpeace ont également déposé des autocollants sur les huit poissons issus des pêches de grands fonds : empereur, sabre noir, lingue bleue, grenadier de roche, flétan du Groenland, sébastes, hoki et requin siki (vendu sous le nom de saumonette).

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Energie / Climat le 2 novembre 2009

Négociations climatiques à Barcelone : l’Europe doit choisir son camp

Barcelone accueille cette semaine la dernière session de négociations avant le sommet international sur le climat qui s’ouvrira le 7 décembre à Copenhague. A cette occasion, nos activistes ont déployé sur la cathédrale de la Sagrada Familia des banderoles appelant à sauver le climat.

Malgré le peu d’avancées obtenues jusqu’à présent, cette action est une façon pour nous de rappeller qu’il est encore temps de trouver un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Ce qui manque, c’est la volonté politique, en particulier de la part des Etats-Unis. De son côté, la semaine dernière, l’Union Européenne s’est montrée bien timide sur la question de l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques en cours.
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Forêts le 31 octobre 2009

Greenpeace a bloqué un navire à St-Nazaire pour dénoncer la déforestation en Indonésie

Jeudi 29 octobre, durant huit heures, nos activistes ont empêché un navire en provenance d’Indonésie de décharger 15 000 tonnes de tourteaux de palme au port de Montoir-de-Bretagne (à 5 km de Saint-Nazaire). Ces tourteaux sont les résidus solides issus de l’extraction de l’huile des palmiers à huile. En bloquant leur déchargement, Greenpeace protestait contre le développement de l’industrie de l’huile de palme en Indonésie, un développement synonyme de déforestation et d’émissions de gaz à effet de serre.

Greenpeace demande aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne qui se réunissent actuellement à Bruxelles de s’engager fermement contre la déforestation, dans la perspective du sommet international sur le climat qui s’ouvrira à Copenhague le 7 décembre.

Jeudi 29 octobre au matin, une dizaine de nos activistes ont embarqué sur des bateaux pneumatiques, tandis qu’une dizaine d’autres ont grimpé sur les grues du terminal pour bloquer tout déchargement. Nos militants ont peint en blanc l’inscription ” Climate crime ” (” Crime climatique “) sur la coque du bateau. Des banderoles ont été déployées sur lesquelles on pouvait lire ” Déforestation = changement climatique “.

Greenpeace rappelle que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. En Indonésie, la destruction massive des forêts tropicales et des tourbières pour y installer des plantations d’huile de palme a fait du pays le troisième émetteur de gaz à effet de serre (après les Etats-Unis et la Chine).

A Bruxelles comme à Copenhague, la lutte contre la déforestation doit être une des priorités des chefs d’Etat et de gouvernement.

Vous pouvez faire pression sur eux en signant notre pétition ” Zéro déforestation “.

Plus d’infos sur la déforestation en Indonésie et la nécessité d’un fonds international contre la déforestation.

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Energie / Climat le 30 octobre 2009

Climat : quand l’Union Européenne mettra-t-elle de l’argent sur la table ?

Ce vendredi s’est achevé le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne. Malheureusement, à moins de 40 jours de l’ouverture du sommet international sur le climat de Copenhague, les dirigeants politiques européens se sont montrés une fois de plus bien timides. Au centre des discussions, il y avait l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques : quel montant ? selon quelles modalités ?

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Sous licence ” Creative Commons Attribution 3.0 Unported “

Certes, Greenpeace se félicite que l’Europe ait reconnu la nécessité d’un financement public international. Mais deux problèmes se posent. D’une part, l’enveloppe proposée (entre 22 et 50 milliards d’euros chaque année) couvre à peine la moitié des besoins. D’autre part, les pays de l’Union Européenne n’ont pas dit à combien s’élèverait leur participation. Pourtant, d’après Greenpeace, c’est 35 milliards d’euros que l’UE devrait consacrer chaque année à l’aide aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques.
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Energie / Climat le 30 octobre 2009

Greenpeace dénonce les manoeuvres d’Areva et perturbe son trafic de déchets nucléaires

Depuis mercredi, Greenpeace perturbe sérieusement les plans d’Areva, preuve que le lobby nucléaire n’aime décidément pas que l’on vienne s’intéresser de trop près à ses activités.
Jeudi et vendredi, deux navires russes (le Kapitan Mironov et le Kapitan Lus) étaient attendus au Havre pour charger des déchets nucléaires en direction de la Russie. L’arrivée sur place mercredi de notre navire, l’Arctic Sunrise, et la mobilisation de nos internautes contre ce trafic de déchets nucléaires ont forcé Areva à changer ses plans. Les deux navires russes ont été déroutés en direction du port de Cherbourg.

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Le navire russe Kapitan Mironov à Cherbourg © Pierre Gleizes / Greenpeace

Ainsi, au lieu de faire acte de transparence au Havre, Areva continue à Cherbourg son trafic de matières nucléaires, avec la bénédiction des pouvoirs publics qui ont déployé un imposant dispositif de sécurité. Le gouvernement s’arrête donc au milieu du gué. Il a reconnu le manque de transparence avec lequel les industriels du nucléaire mènent leurs activités dangereuses, mais refuse de prendre un moratoire pour suspendre ce trafic le temps que toute la lumière soit faite.
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