Le 21 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de la paix

Durant cette journée, dédiée à la non-violence, les Nations Unies invitent tous les pays et tous les peuples à respecter l’arrêt des hostilités. Ce moment de recueillement rappelle aussi que la promotion de la paix est indispensable à la pleine jouissance de tous les droits de l’Homme.

Depuis 2002, elle débute au siège des Nations Unies à New York par une cérémonie en présence du secrétaire général qui fait sonner la Cloche de paix.

Et il y a un siècle, l’Europe basculait dans le chaos

Cette année est aussi celle du centenaire de la Première Guerre mondiale. Considéré comme l’un des événements les plus marquants du XX ème siècle, ce conflit souvent qualifié de total a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu’alors.

Cette guerre a entraîné des changements géopolitiques radicaux qui ont fait le lit de la Seconde Guerre mondiale, même si la création de la Société des Nations aurait dû éviter que la tragédie ne se rejoue… Ce second conflit majeur a débouché sur la mise en place d’institutions comme l’Union européenne ou l’ONU censées préserver la paix.

Pourtant, la guerre fait encore rage.

Mais le chemin est encore long. Si aujourd’hui l’Europe a plus ou moins réussi à maintenir la paix à l’intérieur de ses frontières (même si les guerres de Yougoslavie nous rappellent que la violence est toujours affleurante), il en est tout autrement ailleurs.

L’actualité est en permanence malmenée par l’annonce de conflits terribles où la médiation semble impossible. Ukraine, Syrie, Irak, Gaza… Et tous les autres qui ne sont forcément pas à la Une de nos journaux nous rappellent, tous les jours, que la paix que nous vivons est un bien précieux et fragile que nous nous devons d’espérer pour tous. Et au-delà de cet espoir, que nous devons aider à construire.

Parce que Greenpeace n’oublie pas ses origines

L'équipage du Phyllis Cormack lors du tout premier voyage Greenpeace, le 15 septembre 1971.
L’équipage du Phyllis Cormack lors du tout premier voyage Greenpeace, le 15 septembre 1971.

Aux prémices du mouvement Greenpeace, la préservation de la paix et la protection de l’environnement étaient intimement liées. En 1971, la première campagne de l’organisation, à Amchitka, au large de l’Alaska, réclamait la fin d’essais nucléaires militaires aussi bien pour sauvegarder la biodiversité marine qu’au nom de la paix dans le monde.

Bob Hunter, le fondateur de Greenpeace, écrivait même, avec un certain humour, dans le livre retraçant l’épopée de la création de l’ONG Les Combattants de l’Arc-en-Ciel : “Dès que le mot Greenpeace fut prononcé en public, nous touchions au but, enfin c’est ce que nous croyions. Interdisez la bombe et sauvez les arbres ! L’atome détruit la forêt.”

Sans paix, l’environnement ne peut pas être préservé

Les conséquences environnementales de la guerre entre Israël et le Liban - Nettoyage après un bombardement (2006)
Les conséquences environnementales de la guerre entre Israël et le Liban – Nettoyage après un bombardement (2006)

Quatre décennies plus tard, même si les grandes campagnes de Greenpeace concernent avant tout la protection de l’environnement, il n’en reste pas moins que notre organisation est toujours intimement liée à cette aspiration à la paix.

La paix est seule capable d’assurer à chacun non seulement le respect de ces droits mais aussi un accès libre et égalitaire aux ressources naturelles qui sont si souvent à l’origine de tensions.
Sans paix, l’environnement ne peut pas être préservé. C’est évident face aux ravages provoqués par les conflits. Mais cela va plus loin. La problématique de la protection de l’environnement commence à être aussi prise en compte dans les programmes humanitaires d’urgence. En effet, pour porter rapidement assistance à une population en détresse, les actions entreprises peuvent avoir des conséquences écologiques catastrophiques à long terme (comme raser une forêt en coupant un trop grand nombre d’arbres pour reconstruire, polluer les réserves d’eau en regroupant trop de personnes sur un même lieu sans système d’assainissement, pêcher à profusion et détruire le stock pour nourrir les populations déplacées… Et sans environnement préservé offrant à tous, sans condition, les ressources nécessaires pour vivre correctement, la paix ne pourra jamais être préservée.

Voilà pourquoi Greenpeace conserve sa double mission originelle et continuera d’appeler à la paix partout où des affrontements armés font des victimes.

Du pôle Nord aux Nations unies : sur tous les fronts pour sauver l'Arctique et le climat

Nous avons remis hier les six millions de signatures de la pétition “Save the Arctic” au secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

Après plus de deux ans de travail acharné et grâce à votre participation, nous avons réussi à porter notre demande pour la protection de l’Arctique au plus haut niveau des instances internationales.

Délégation de Greenpeace : Kumi Naidoo (directeur général de Greenpeace International), Neil Hamilton (chargé des questions politiques pour Greenpeace), Josefina Skerk (membre du Parlement du peuple autochtone saami, Suède) et Margareta Malgrem Köller, bénévole pour la campagne « Save the Arctic » auprès de Greenpeace Allemagne.
Délégation de Greenpeace : Kumi Naidoo (directeur général de Greenpeace International), Neil Hamilton (chargé des questions politiques pour Greenpeace), Josefina Skerk (membre du Parlement du peuple autochtone saami, Suède) et Margareta Malgrem Köller, bénévole pour la campagne « Save the Arctic » auprès de Greenpeace Allemagne.

En campagne partout, tout le temps

Depuis le lancement de la campagne “Save the Arctic” en juin 2012, les militants de Greenpeace usent d’ingéniosité et de persévérance pour demander la création d’une zone naturelle protégée dans les eaux entourant le pôle Nord.

Nos activistes n’ont pas hésité à mouiller leurs combinaisons pour défier les projets pétroliers qui menacent l’Arctique : au large de la Nouvelle-Zélande pour empêcher le départ des plateformes pétrolières, puis en mer Baltique, en mer de Barents, en mer de Kara.

Les Arctic 30 ont risqué leur liberté en mer de Pechora pour s’opposer aux forages, au large de la Russie.

Nos équipes sont aussi présentes sur terre, aux côtés des populations autochtones de la région arctique, directement affectées par les déversements pétroliers. Comme toujours, nous avons mené l’enquête, dénoncé la corruption, étayé notre travail par des recherches scientifiques et, bien sûr, joué des tours aux compagnies pétrolières. Avec votre aide, nous continuons à dénoncer leurs opérations de séduction marketing. Nous avons organisé une expédition polaire pour planter le drapeau de l’avenir, symbole de paix et d’espoir, sous la glace du pôle Nord géographique.

Militants anonymes et célébrités se mobilisent depuis deux ans coude à coude pour dire “I love the Arctic”, région en première ligne de l’urgence climatique.

'I Love Arctic' Day of Action in Austria

Sans relâche, nous avons braqué les projecteurs sur le drame en train de se dérouler en Arctique pour alerter les dirigeants internationaux.

Six millions de gouttes d’eau peuvent former un océan

Aujourd’hui, notre mobilisation et notre travail continuent et franchissent une nouvelle étape. À New York, une délégation de Greenpeace a remis à Ban Ki-moon une sphère contenant symboliquement six millions de gouttes d’eau, en référence aux six millions de signataires de notre pétition pour la création d’un sanctuaire dans le Haut-Arctique.

En votre nom, la délégation de Greenpeace a dit au Secrétaire général des Nations unies qu’il était urgent d’agir pour défendre l’Arctique, dernier espace préservé de notre planète.

Cette rencontre n’est pas fortuite : Ban Ki-moon organise dans quelques jours un Sommet sur le climat à New-York, pour préparer la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21) qui aura lieu à Paris en décembre 2015. La protection de l’Arctique passe par la protection du climat, et vice versa. Le secrétaire général des Nations unies portera notre message directement aux hauts responsables qui vont se réunir dans quelques jours.

Tous vos efforts n’auront pas été vains. Cette rencontre nous a permis de tirer le signal d’alarme car l’Arctique est toujours sous la coupe des pétroliers, dont l’appétit pour ses ressources ne cesse de croître.

La mobilisation citoyenne continue. Nous serons présent-e-s ce dimanche 21 septembre, à Paris, pour participer à la marche mondiale pour le climat. Des milliers de personnes à travers le monde marcheront au même moment pour la même cause.
Et vous ?

Vous pouvez aussi continuer à signer et à diffuser la pétition pour renforcer notre mouvement Save the Arctic.

Le "vert" est dans la pomme : un village italien dit non aux pesticides

Dans les vergers qui entourent le village de Malles, au cœur de la vallée de Venosta dans le nord de l’Italie, scintillent des milliers de pommes jaunes et rouges qui n’attendent qu’à être cueillies…
Ces pommes, dont la culture fait vivre la région toute entière, vont bientôt être cultivées sans aucun pesticide.

Comment ce petit village d’environ 5 000 habitants est-il en passe de devenir un exemple pour l’agriculture écologique en Europe ?

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Les pesticides déclarés “non grata” par referendum

Les riverains des vergers se plaignaient, saison après saison, de l’utilisation massive de pesticides à proximité de leurs lieux de vie, de leurs maisons, de leurs jardins, de leurs écoles. Ils ne supportaient plus que des substances toxiques dangereuses viennent empoisonner leurs aliments et leur eau.

Face à la pression des habitants, la mairie a fini par agir en organisant un referendum populaire. Résultat : 75 % des votants se sont prononcés pour l’interdiction totale des pesticides dans les vergers alentours. C’est donc la pression populaire qui a eu raison des pratiques agricoles non durables.

Les apiculteurs de la région se plaignaient aussi depuis longtemps de pertes très importantes au sein de leurs colonies d’abeilles, liées à l’usage massif de pesticides. Quand on sait que la production mondiale de nourriture dépend à 35% des insectes pollinisateurs et que 4 000 variétés de fruits et légumes cultivés en Europe n’existeraient pas sans le travail assidu des abeilles, on comprend pourquoi les habitants de Malles ont choisi de miser sur la production écologique. Ils ont tout à gagner sur le plan de la santé et de la protection de l’environnement, mais aussi en matière de développement puisque cette décision pourra encourager d’autres activités, par exemple le tourisme écologique et agricole.

Un exemple à suivre : à qui le tour ?

Les autorités municipales de Malles sont en train de modifier les réglementations locales en conséquence. Ce référendum pourrait avoir un effet domino dans l’ensemble de la région, notamment dans la province voisine du Trentin où des associations locales récoltent des signatures pour obtenir la même interdiction.

Cette initiative pourrait aussi s’étendre au-delà des frontières italiennes. En France, de nombreuses communes ont pris des vœux pour s’opposer à la culture des OGM sur leur territoire. A quand des communes françaises qui s’opposent aux substances toxiques que sont les pesticides ?

Pour sortir de l’agriculture toxique, d’autres modes de production sont possibles

Des pratiques d’agriculture écologique existent et fonctionnent. À travers des exemples concrets, nous vous les présentions il y a quelques mois : lutte antiparasitaire naturelle, aménagement d’espaces de biodiversité dans et autour des champs, rotation de cultures… Dans l’ensemble de l’Europe, des agriculteurs se mobilisent pour garantir la disponibilité d’aliments sains aujourd’hui et demain.

Nous devons changer de modèle agricole ! C’est possible et nous le savons. Le village de Malles vient de nous montrer que, lorsqu’ils se mobilisent, les citoyens peuvent se faire entendre. Des alternatives durables existent pour sortir de l’impasse de l’agriculture toxique.

VOUS pouvez participer à la métamorphose du modèle agricole en vous mobilisant en ligne. Interpellez les acteurs de l’agribusiness, demandez-leur de sortir la France de l’agriculture toxique. Faites-leur savoir que vous les avez à l’œil.

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Le Japon fête ses un an sans nucléaire

Il y a des anniversaires qu’on aime fêter plus que d’autres. Celui que nous célébrons aujourd’hui a une saveur particulière. Le Japon vient de passer un an sans énergie nucléaire.

Un an sans nucléaire… C’est possible ? Pourrait-on se passer du nucléaire (et d’un nouveau Fukushima) ? Un an sans nucléaire… Une source d’inspiration pour d’autres pays. Une source de panique pour l’industrie nucléaire.

Les militants de Greenpeace rendent visite à Petit Navire et Saupiquet

En arrivant au bureau lundi et mardi matin, les salariés de Petit Navire et Saupiquet ne s’attendaient certainement pas à un tel accueil. Les militants de Greenpeace, accompagnés d’un thon albacore, les attendaient.

Paroles, paroles, paroles…

Ces deux grandes marques françaises de thon en boîte se positionnent comme étant respectueuses des océans et de ses ressources. Saupiquet affirme ainsi, sur son site internet, se battre “pour une pêche au thon durable sur le long terme, une utilisation durable des ressources de thons existant actuellement, la réduction de la pêche accidentelle (bycatch), et pour la préservation des ressources marines et la sauvegarde de l’écosystème marin”. Quant à Petit Navire, elle appartient au groupe MW Brand dont la première des 5 règles d’or est l’approvisionnement durable.

Pourtant, la grande majorité du thon qu’elles vendent est pêché suivant une méthode de pêche non durable : les dispositifs de concentration des poissons (DCP) associés à l’usage de la senne.

C’est pourquoi Greenpeace s’est adressé aux salariés de ces deux grandes marques, pour que leurs employeurs associent la parole aux actes.

L’utilisation des DCP posent des problèmes majeurs pour les ressources halieutiques.

Un DCP est un assemblage d’objets flottants se prolongeant sous l’eau par des chaînes ou des filets. De nombreuses cavités se forment et permettent aux poissons de s’abriter, de se nourrir, de se reproduire. Les petits poissons trouvant refuge dans les DCP attirent de plus gros poissons, attirant eux-mêmes les thons qui s’en approchent pour se nourrir. Une fois que la quantité de poissons piégés par le dispositif est jugée suffisante, les thoniers se rendent sur la zone, déploient un grand filet, appelé la senne, autour du DCP et remontent à la surface tout ce qui se trouve autour.

Les DCP prennent beaucoup trop de poissons. La pression de pêche est de plus en plus forte. C’est dans les années 1990 que l’usage des DCP s’est intensifié. Depuis, les prises de thons tropicaux, le thon que l’on trouve dans les boîtes de conserve de Petit Navire et Saupiquet, ont augmenté de 100% entre 1990 et 2000.

Par ailleurs, c’est une méthode de pêche qui n’est absolument pas sélective. Les DCP remontent tout à la surface, en particulier les requins, les raies, les tortues. Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP, soit 100 000 tonnes par an.

Une pêche durable, sans DCP, est possible.

Les marques sœurs de Petit Navire en Angleterre et en Italie ont déjà pris l’engagement de s’approvisionner en thons pêchés sans DCP. Le groupe Bolton, qui possède Saupiquet à l’international, s’est également engagé dans ce sens mais l’engagement n’est pas appliqué en France.

Petit Navire, Saupiquet, restez crédibles. Associez la parole aux actes.