Action sur l'usine Petit Navire de Douarnenez

Depuis 6h50 ce matin, 25 activistes de Greenpeace bloquent l’usine Petit Navire pour dénoncer les méthodes de pêche du numéro un français du thon en boite. Des militants juchés à une dizaine de mètre de hauteur ont entrepris de repeindre la façade de l’usine tandis que seize d’entre eux, enchainés à des boites de thon géantes, bloquent l’accès aux camions de livraison.

[Edit 22h] Après que la direction ait reçu une délégation de Greenpeace France, nos activistes ont quitté l’usine. Notre campagne sur Petit Navire est cependant loin d’être terminée, et nous laissons une façade plus vraie que nature.

 

7h : seize militants forment une chaîne humaine pour bloquer l'accès à l'usine de Petit Navire
Seize militants forment une chaîne humaine pour bloquer l’accès à l’usine de Petit Navire / © Greenpeace

Dislocation diplomatique autour d'Hinkley Point

Le projet d’EPR en Angleterre, à Hinkley Point, devient de plus en plus controversé : les Nations unies reprochent à l’Angleterre de ne pas avoir respecté l’obligation de consulter les pays voisins, et un rapport potentiellement embarrassant a été dissimulé par les autorités britanniques pour ne pas compromettre leurs relations internationales.

Centrale d'Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace
Centrale d’Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace

Un scientifique défenseur de la surpêche grassement payé

Une enquête de Greenpeace révèle que Ray Hilborn, un éminent professeur américain spécialiste des sciences halieutiques, a secrètement touché des millions de dollars de financement de la part de l’industrie de la pêche.

Ray Hilborn, professeur à l'école des Sciences Marines de l'université de l’Etat de Washington, a fait carrière dans la réfutation des recherches scientifiques mettant en évidence la diminution mondiale des stocks de poissons. © Wikimedia Commons
Ray Hilborn, professeur à l’école des Sciences Marines de l’université de l’Etat de Washington, a fait carrière dans la réfutation des recherches scientifiques mettant en évidence la diminution mondiale des stocks de poissons. © Wikimedia Commons

Réchauffement et acidification des eaux, blanchissement massif des coraux, effondrement des populations de poissons, pollution due au pétrole, aux produits chimiques, au plastique et aux déchets d’origine humaine… La plupart des scientifiques s’accordent sur le fait que les océans et la vie qu’ils abritent sont en danger. Mais pas le professeur Hilborn.

Petit Navire persiste et signe dans le greenwashing

Depuis le lancement de l’expédition de l’Esperanza dans l’océan Indien, la campagne de Greenpeace sur la surpêche a relancé la mobilisation en direction de Petit Navire. Que ce soit sur les réseaux sociaux, par mail ou en signant notre pétition, des dizaines de milliers de personnes ont interpellé Petit Navire et son Directeur général Amaury Dutreil en leur demandant de renoncer à l’emploi des DCP (dispositifs de concentration de poissons).

Petit Navire répond rarement à ses détracteurs. L’année dernière, plutôt que de modifier sa politique d’approvisionnement, le numéro un français du thon en boîte avait préféré lancer une campagne de publicité et un site internet intitulé « questions de confiance ». Cette année, Petit Navire a publié une timide déclaration sur Facebook en réponse à notre campagne et Amaury Dutreil en personne a répondu à plusieurs personnes l’ayant interrogé par mail.

Il y a un an, nous avions déjà décrypté les déclarations de Petit Navire. L’entreprise a depuis mis à jour son site questionsdeconfiance.fr mais ne fait principalement que reprendre les arguments présentés depuis le début de notre campagne il y a maintenant près de deux ans.

Tout cela relève une fois encore plus de l’opération de greenwashing plutôt que d’une réelle implication en faveur d’une pêche plus durable. Ne laissez pas Petit Navire vous mener en bateau : décryptage, saison 2 !

 

La Socfin menace toujours les forêts africaines

Fin février 2016, nous révélions des informations sur les menaces que la Socfin fait peser sur les forêts tropicales africaines et lui demandions de s’engager dans une politique zéro déforestation – ce que l’entreprise se refuse à faire. A la place, elle publie un communiqué de presse dans lequel elle tente en vain de se justifier et accuse Greenpeace de diffuser des informations non documentées et erronées. [Mise à jour le 10/05/2016 à 18h]

Un arbre marqué en vue d'une coupe dans une concession de la Socapalm © Micha Patault / Greenpeace
Un arbre marqué en vue d’une coupe dans une concession de la Socapalm © Micha Patault / Greenpeace

Sûreté nucléaire : rien ne va plus

C’est une information qui pourrait paraître anodine, mais qui est pourtant extrêmement préoccupante. Et révélatrice des dysfonctionnements techniques et des dénis politiques qui entourent le nucléaire depuis tant d’années. Les certificats de contrôle de plusieurs composants auraient en effet été falsifiés.

Site AREVA de la Hague © Nicolas Chauveau / Greenpeace
Site AREVA de la Hague © Nicolas Chauveau / Greenpeace

Expédition Thon 2016 : trucs et astuces technologiques pour repérer un DCP

L’Esperanza vient de repasser dans l’hémisphère sud et fait à présent route vers l’île de Nosy Be, à Madagascar, pour un changement d’équipage… Avant de repartir de plus belle !

En moyenne, nous parvenons à trouver un DCP par jour. Comme nous vous l’avons expliqué, il n’est pas chose facile de repérer ces engins de pêche au beau milieu de l’océan. Concrètement, cela ressemble à un radeau de bois d’à peine deux mètres carrés.