Les six plaies de la Grande Barrière de corail

La Grande Barrière de corail, située au nord-est de l’Australie, nous offre des paysages féériques. Mais ce récif corallien, le plus grand organisme vivant de la planète, est à l’agonie: au cours des 30 dernières années, 50 % de ses coraux ont disparu.

Comprendre ce qui provoque la disparition du récif peut paraître complexe, car les causes sont multiples. Nous décryptons pour vous ici les principales menaces qui pèsent sur la Grande Barrière de corail.

Banc de gaterins à bandes jaunes au large du Queensland.
Banc de gaterins à bandes jaunes au large du Queensland.

L'Expédition Thon 2016 touche à sa fin

Nous avons récolté :

25 DCP
92 bouées
23 balises
180 mètres de filet
327 mètres de corde

C’est loin d’être le bilan complet des opérations, mais ces quelques chiffres sont là pour rappeler à Thai Union et aux marques du groupe que nous sommes largement en mesure de documenter les pratiques de pêche désastreuses qu’ils utilisent pour remplir leurs boîtes de thon.

Expédition Thon 2016 : Action en haute mer contre la pêche destructrice

Mercredi 25 mai – 5:30 : première communication radio avec l’Explorer II, mais aucune tentative n’aura permis d’établir le dialogue avec le navire espagnol.

A 6h les zodiacs ont été mis à l’eau avec à leurs bords une petite équipe d’activistes, déterminés à établir le contact pour demander à l’Explorer II de cesser d’user de pratiques de pêche dévastatrices pour les écosystèmes marins. Le contact radio n’ayant pu être formellement établi, nous tentons de leur remettre une lettre portant nos demandes : faire usage de lumières artificielles sur les DCP dérivants, dans le but de concentrer le poisson, est interdit par la Résolution 15/07 de la Commission thonière de l’océan Indien. Or, l’Explorer II agit comme un DCP géant et se situe donc dans une zone grise, proche de l’illégalité. Nous leur demandons instamment de cesser d’utiliser ces lumières dans le but d’agréger du poisson. Ils n’ont pas semblé y porter le moindre intérêt. Mais nous sommes pleins de ressources.

Action sur l'usine Petit Navire de Douarnenez

Depuis 6h50 ce matin, 25 activistes de Greenpeace bloquent l’usine Petit Navire pour dénoncer les méthodes de pêche du numéro un français du thon en boite. Des militants juchés à une dizaine de mètre de hauteur ont entrepris de repeindre la façade de l’usine tandis que seize d’entre eux, enchainés à des boites de thon géantes, bloquent l’accès aux camions de livraison.

[Edit 22h] Après que la direction ait reçu une délégation de Greenpeace France, nos activistes ont quitté l’usine. Notre campagne sur Petit Navire est cependant loin d’être terminée, et nous laissons une façade plus vraie que nature.

 

7h : seize militants forment une chaîne humaine pour bloquer l'accès à l'usine de Petit Navire
Seize militants forment une chaîne humaine pour bloquer l’accès à l’usine de Petit Navire / © Greenpeace

Petit Navire persiste et signe dans le greenwashing

Depuis le lancement de l’expédition de l’Esperanza dans l’océan Indien, la campagne de Greenpeace sur la surpêche a relancé la mobilisation en direction de Petit Navire. Que ce soit sur les réseaux sociaux, par mail ou en signant notre pétition, des dizaines de milliers de personnes ont interpellé Petit Navire et son Directeur général Amaury Dutreil en leur demandant de renoncer à l’emploi des DCP (dispositifs de concentration de poissons).

Petit Navire répond rarement à ses détracteurs. L’année dernière, plutôt que de modifier sa politique d’approvisionnement, le numéro un français du thon en boîte avait préféré lancer une campagne de publicité et un site internet intitulé « questions de confiance ». Cette année, Petit Navire a publié une timide déclaration sur Facebook en réponse à notre campagne et Amaury Dutreil en personne a répondu à plusieurs personnes l’ayant interrogé par mail.

Il y a un an, nous avions déjà décrypté les déclarations de Petit Navire. L’entreprise a depuis mis à jour son site questionsdeconfiance.fr mais ne fait principalement que reprendre les arguments présentés depuis le début de notre campagne il y a maintenant près de deux ans.

Tout cela relève une fois encore plus de l’opération de greenwashing plutôt que d’une réelle implication en faveur d’une pêche plus durable. Ne laissez pas Petit Navire vous mener en bateau : décryptage, saison 2 !

 

Expédition Thon 2016 : trucs et astuces technologiques pour repérer un DCP

L’Esperanza vient de repasser dans l’hémisphère sud et fait à présent route vers l’île de Nosy Be, à Madagascar, pour un changement d’équipage… Avant de repartir de plus belle !

En moyenne, nous parvenons à trouver un DCP par jour. Comme nous vous l’avons expliqué, il n’est pas chose facile de repérer ces engins de pêche au beau milieu de l’océan. Concrètement, cela ressemble à un radeau de bois d’à peine deux mètres carrés.