Océans | le 11 mars 2010

27 voix européennes pour l’interdiction du commerce international du thon rouge

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La position de l’Union européenne permet d’ajouter 27 votes pour la sauvegarde du thon rouge, alors que la Cites s’ouvrira samedi à Doha. L’Union européenne demandera cependant que cette mesure ne soit effective qu’en mai 2011. Ce délai permettrait aux industriels de la pêche de clore tout un cycle qui commencera avec la saison de pêche en mai 2010 : les thons rouges sont ensuite engraissés plusieurs mois en Méditerranée, puis pour une grande majorité vendus au Japon et transportés congelés.

Pour obtenir le classement en annexe 1, les 2/3 des 175 pays participants à la Cites doivent le voter. Alors que la conférence approche, différents pays prennent peu à peu position. Derrière les Etats-Unis et l’Europe, la Suisse, la Colombie et l’Uruguay soutiendront un classement en annexe 1. La Chine, la Turquie et certainement une grande partie de l’Asie voteraient contre. Enfin, Taïwan, le Canada et le Japon auront une position encore plus marquée : ils objecteront au classement : non seulement ils voteront contre, mais ils refuseront d’appliquer le classement si jamais il est voté par les autres pays. Les tractations entre pays participants ont déjà commencé.

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Océans | le 3 mars 2010

Le thon rouge est en voie de disparition, selon la majorité des scientifiques

Suite à un article paru dans les Echos le 1er mars certains se demandent si le thon rouge est vraiment en danger. Cet article est paru dans le journal suite à une conférence donnée par les thoniers fin février à Marseille, à laquelle l’Ifremer, institut de recherche citée dans cet écrit, n’a pas participé.

L’Ifremer déclarait hier que cet article ne reflète pas sa position. L’institut de recherche précise son point de vue sur son site et a demandé un droit de réponse dans ce journal. Des articles de Libération, du Figaro et de la Croix , parus le 2 mars rétablissent aussi le point de vue de l’IFREMER sur la réalité de la menace sur l’espèce.

En quelques mots, dans son étude par survol du Golfe du Lion fin 2009, l’Ifremer a effectivement noté une amélioration dans le nombre de thons juvéniles, donc pesant moins de 30 kilos. Mais cette étude reste partielle, sur une zone très précise. Selon La Croix , cette zone d’étude couvre « 1 % de la distribution géographique totale du thon rouge de Méditerranée et de l’Atlantique Nord ». Elle ne permet pas donc pas d’évaluer globalement le nombre de thons. De plus, toujours selon l’Ifremer, ces effets positifs sont certainement dus aux premières mesures de protection prises depuis 2007, notamment à l’interdiction de pêcher des thons de moins de 30 kg, appelés juvéniles.

Les manÅ“uvres des thoniers pour influencer l’opinion, à l’approche de la Cites qui se tiendra dans dix jours, ont bel et bien commencé, mais les scientifiques dans leur très grande majorité n’ont pas changé d’avis : le thon rouge est bien une espèce menacée.

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Océans | le 1 mars 2010

Les murs de Haute Normandie disent à Bruno Le Maire que le thon rouge ne peut pas attendre !

2500 affiches ont été posées cette nuit sur toute la Haute Normandie, région où Bruno Le Maire est candidat. Les murs du Havre, de Rouen, d’Evreux, de Vernon, de Louviers et de Dieppe, les principales villes de la région, disent aujourd’hui au Ministre que « le thon rouge ne peut pas attendre et que c’est maintenant qu’il faut agir pour sauver l’espèce, en prenant un moratoire sur le pêche industrielle, comme l’a fait l’Italie.


Bruno Le Maire délivre toujours autant de permis de pêche aux industriels !

Alors qu’un plan ambitieux de sortie de flotte avait été annoncé depuis plusieurs mois, 28 thoniers, soit le même nombre de navires qu’en 2009, ont reçu un permis de pêche. Du point de vue de la rentabilité économique, la situation actuelle est une aberration complète. En effet, le quota pour les thoniers senneurs de Méditerranée est de 1700 tonnes pour 2010, contre 3000 tonnes en 2009 : le quota diminue mais pas le nombre de bateaux ! Cela signifie que très majoritairement les thoniers vont partir en mer pour une saison ramenée à un seul mois, et qu’ils vont perdre de l’argent. A moins que les profits des senneurs ne se fassent dans la pêche illégale ? La seule solution, c’est le moratoire sur la pêche industrielle : demandez le sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

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Océans | le 22 février 2010

La Commission européenne soutient la cause du thon rouge, mais pas avant 2011

Après le Parlement européen la semaine dernière, la Commission européenne vient de proposer que les 27 états membres soutiennent un classement en annexe 1 du thon rouge à la prochaine réunion de la Cites.
L’interdiction du commerce international de l’espèce approcherait donc, mais à l’horizon mars 2011, la Commission demandant un délai de mise en oeuvre de 12 mois.

Même avec un classement immédiat à la Cites cette année, la saison de pêche 2010 aurait lieu : il faut en effet 90 jours pour mettre en oeuvre les décisions prises lors de cette conférence et la saison de pêche au thon rouge ouvre mi mai. Une interdiction du commerce international prenant effet en mars 2011 permettrait donc toute une saison de pêche, d’engraissement et de vente des poissons, et de clore le cycle entamé avec la saison de pêche 2010. Les 27 Etats membres doivent maintenant opter pour une position, qui sera portée unanimement à la Cites, du 13 au 25 mars.

Si l’interdiction du commerce international ne peut intervenir avant la saison de pêche 2010, les industriels de la pêche doivent dès cette année rester à quai. Leurs captures massives sont la cause du déclin de l’espèce, ce sont les principaux prédateurs du thon rouge. Ce moratoire sur la pêche industrielle est du ressort de chaque ministre de l’Agriculture et de la Pêche, qui signe les permis de pêche, bateau par bateau. Demandez le à Bruno Le Maire sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

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Océans | le 19 février 2010

Thon rouge : Leclerc en flagrant délit de manipulation publicitaire !

pub-leclercClamant à coup de pleines pages de publicité qu’il va retirer de la vente certaines espèces marines menacées, le groupe Leclerc cherche à se positionner en acteur responsable. Le géant de la distribution prend le thon rouge comme alibi, sans s’engager réellement.

Là où Leclerc fait le plus fort, c’est que l’enseigne a décidé « de ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale » en précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et écrite en tout petit : « excepté les 28 senneurs »… La flotte française comptait en 2009 effectivement 28 thoniers senneurs, bateaux industriels de pêche qui sont précisément les principaux prédateurs du thon rouge de Méditerranée ! Après avoir clamé qu’elle veut soutenir la pêche artisanale, l’enseigne de la grande distribution nous dit donc, en note de bas de page et en petits caractères, qu’elle fera exception pour tous les bateaux industriels français ! Plus c’est gros, plus ça passe, ont dû se dire les communicants de Leclerc…

La publicité précise aussi que les centres Leclerc vont retirer de la vente le siki. Cette espèce de requin pêchée dans les grands fonds est tellement menacée que la pêche ciblée sur cette espèce est déjà interdite. Comme il peut arriver que certains spécimens soient pris dans les filets accidentellement, la Commission européenne a fixé pour 2010 un quota très faible (80 tonnes sur toute l’Europe, dont 34 tonnes en France).

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Océans | le 15 février 2010

Premiers retours de la journée nationale de mobilisation pour le thon rouge

« Carpaccio de thon rouge », « thon rouge façon tatali » : certaines cartes de restaurants ou étals de poissonniers proposent encore cette espèce. Les militants de Greenpeace de 24 villes ont été dialoguer avec les commerçants samedi 13 février, pour leur demander quelle sorte de thon ils vendent, l’origine de leur marchandise, et les inciter à prendre l’engagement de ne plus servir de thon rouge de Méditerranée.

Les militants ont généralement été très bien accueillis par des restaurateurs et un public déjà sensibilisés. Par exemple à Toulouse, quatre grands chefs ont signé l’engagement de ne plus servir de thon rouge Bruno Gallou du restaurant la Villa Tropézienne, Frank Rénimel, du restaurant En marge (voir photo), Laurent Orsi, chef au Bouchon Lyonnais, et Laurent Brard du Genty Magre. La mobilisation des citoyens et des commerçants ce samedi doit rappeler au gouvernement l’urgence de la menace qui pèse sur le thon rouge. C’est maintenant qu’on doit agir, pas dans 18 mois !

Signez la pétition pour demander à Bruno Le Maire un moratoire sur le pêche industrielle au thon rouge !

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Océans | le 12 février 2010

Journée nationale de mobilisation: Le thon rouge ne peut pas attendre !

« Carpaccio de thon rouge », « thon rouge façon tatali » : certaines cartes de restaurants ou étals de poissonniers proposent encore cette espèce. Les militants de Greenpeace seront mobilisés dans 25 villes de France le samedi 13 février, pour dialoguer avec les commerçants, leur demander quelle sorte de thon ils vendent, l’origine de leur marchandise, et les inciter à prendre l’engagement de ne plus servir de thon rouge de Méditerranée, espèce menacée, en signant une lettre d’engagement.

Rappelons que certains acteurs économiques sont déjà engagés dans cette démarche : deux associations de grands restaurants, comme Eurotoques (3.800 membres en Europe) ou les Relais & Châteaux (450 enseignes dans le monde), ont décidé de ne plus servir de thon rouge. Des enseignes de la grande distribution comme Auchan ou Carrefour ne commercialisent plus de thon rouge depuis le début de l’année. La mobilisation des citoyens et des commerçants ce samedi doit rappeler au gouvernement l’urgence de la menace qui pèse sur le thon rouge. C’est maintenant qu’on doit agir, pas dans 18 mois !

Signez la pétition pour demander un moratoire sur la pêche industrielle à Bruno Le Maire

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Océans | le 12 février 2010

Procès équitable pour Junichi et Toru !

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Ce matin des militants de Greenpeace ont fait une manifestation pacifique devant l’ambassade du Japon à Paris pour demander à la justice japonaise un procès juste pour deux activistes poursuivis dans le pays du soleil levant.

Lundi 15 février s’ouvre au Japon le procès de Junichi SATO et Toru SUZUKI accusés d’avoir volé une caisse de viande de baleine dans un entrepôt en avril 2008.

Ce procès est tout sauf ordinaire, Greenpeace se bat depuis près de 2 ans pour faire reconnaitre le caractère injuste de cette accusation. En effet, Junichi et Toru, en interceptant cette boite et en la présentant au Procureur de Tokyo, n’ont fait qu’exposer publiquement un détournement de viande baleine, organisé et à large échelle au sein du programme de chasse baleinière, et qui plus est toléré par les autorités nippones en charge de cette chasse.

Et qu’ont-ils récolté ? Une arrestation surmédiatisée par les autorités, dans un pays où le simple fait d’être arrêté a valeur de culpabilité aux yeux du public ! Une garde à vue de 23 jours sans avocat ! Un procès inéquitable où les éléments de preuve de ce scandale de détournement ont été systématiquement caviardés, voire refusés à la défense ! C’est ainsi qu’ils encourent une peine maximale de 10 ans de prison !

Les demandes de Greenpeace pour ce procès :

1. Le droit à un procès juste : des documents clés ont été scandaleusement rejetés par la Cour de justice…
2. L’application de la loi internationale : Junichi et Toru exerçaient leur droit fondamental à la liberté d’expression telle que garanti par l’Article 19 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques des Nations unies signé par le Japon.
3. La réouverture de l’enquête sur les allégations de détournement : le Procureur du District de Tokyo a arrêté son investigation sur les allégations apportées par Greenpeace le jour même où Junichi et Toru ont été arrêtés par la police.

La mobilisation internationale pour les faire innocenter n’a fait qu’augmenter ces derniers mois, récoltant plus de 250 000 signatures de par le monde.

Vous aussi, apportez maintenant votre soutien à Junichi SATO et Toru SUZUKI en signant la pétition internationale.

Plus d’informations sur le scandale du trafic de viande de baleines.

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Océans | le 10 février 2010

Thon rouge : le Parlement européen plus responsable que le gouvernement français !

Turkish Tuna Fishermen

Le Parlement européen a voté le soutien au classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites, rejetant les amendements qui demandaient un délai de 18 mois. Les élus européens demandent donc à la Commission d’agir dès aujourd’hui pour sauver l’espèce !

La prochaine étape ? C’est le Conseil et la Commission européenne qui doivent se prononcer, avant la tenue de la Cites (13-25 mars). Les 27 pays de l’Union européenne se mettent généralement d’accord sur une position, que chaque pays porte ensuite lors de la conférence. La Commission doit prendre bonne note du cote, consultatif, du Parlement et respecter l’avis des députés.

La France doit elle aussi entendre l’avis des euro-députés : il est nécessaire d’arrêter les dommages causés au thon rouge de Méditerranée, notamment par la pêche industrielle. Greenpeace demande au ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, d’appliquer le principe de précaution, en attendant l’interdiction du commerce international, et de décider d’un moratoire sur cette pêche industrielle. 17 500 personnes ont déjà fait parvenir cette demande au ministre sur www.greenpeace.fr/thon-rouge

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Océans | le 9 février 2010

Les scientifiques demandent l’arrêt du commerce international du thon rouge

Bruno Le Maire justifie le délai de18 mois demandé par la France pour la mise en oeuvre de l’interdiction du commerce international en prétextant attendre des études scientifiques sur l’état de la ressource. Mais ces études existent déjà ! Au moins trois sources différentes justifient aujourd’hui le classement du thon rouge en annexe 1 :

Le comité scientifique de l’Iccat, qui gère la pêche au thon, réuni fin 2009 à Madrid, a estimé que la population de thons rouges est aujourd’hui inférieure à 15% de la population d’origine. Le thon rouge répond donc, selon les critères de classement de ces mêmes scientifiques, à un classement en annexe 1.

Les experts de la FAO réunis en décembre dernier se sont majoritairement prononcés pour l’annexe I, considérant que le thon rouge remplissait les conditions pour le classement. Cependant, il n’y a pas eu consensus sur cette question. D’après nos sources une seule voix s’y est opposée. Voici un extrait du communiqué de la FAO :
« Le comité n’a pas atteint de consensus concernant l’inscription à la Liste de l’annexe I de la Cites du thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) bien que, dans sa majorité, le comité ait convenu que des éléments de preuve tangibles validaient cette proposition. » (Source)

Selon une dépêche AFP du 5 février dernier, la Cites elle même est favorable à une interdiction du commerce du thon rouge. Selon la dépêche AFP : « Nous recommandons que les parties approuvent la proposition faite par Monaco », a expliqué le responsable de l’unité scientifique de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) David Morgan, lors d’une conférence de presse à Genève ». David Morgan est chef de l’Unité « Appui scientifique » de la Cites.

Greenpeace demande l’arrêt de la pêche industrielle au thon rouge, espèce dont il est scientifiquement prouvé qu’elle est menacée. Pour agir, cliquez ici.

Toutes les informations sur le thon rouge, cliquez ici.

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