Du pôle Nord aux Nations unies : sur tous les fronts pour sauver l'Arctique et le climat

Nous avons remis hier les six millions de signatures de la pétition “Save the Arctic” au secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

Après plus de deux ans de travail acharné et grâce à votre participation, nous avons réussi à porter notre demande pour la protection de l’Arctique au plus haut niveau des instances internationales.

Délégation de Greenpeace : Kumi Naidoo (directeur général de Greenpeace International), Neil Hamilton (chargé des questions politiques pour Greenpeace), Josefina Skerk (membre du Parlement du peuple autochtone saami, Suède) et Margareta Malgrem Köller, bénévole pour la campagne « Save the Arctic » auprès de Greenpeace Allemagne.
Délégation de Greenpeace : Kumi Naidoo (directeur général de Greenpeace International), Neil Hamilton (chargé des questions politiques pour Greenpeace), Josefina Skerk (membre du Parlement du peuple autochtone saami, Suède) et Margareta Malgrem Köller, bénévole pour la campagne « Save the Arctic » auprès de Greenpeace Allemagne.

En campagne partout, tout le temps

Depuis le lancement de la campagne “Save the Arctic” en juin 2012, les militants de Greenpeace usent d’ingéniosité et de persévérance pour demander la création d’une zone naturelle protégée dans les eaux entourant le pôle Nord.

Nos activistes n’ont pas hésité à mouiller leurs combinaisons pour défier les projets pétroliers qui menacent l’Arctique : au large de la Nouvelle-Zélande pour empêcher le départ des plateformes pétrolières, puis en mer Baltique, en mer de Barents, en mer de Kara.

Les Arctic 30 ont risqué leur liberté en mer de Pechora pour s’opposer aux forages, au large de la Russie.

Nos équipes sont aussi présentes sur terre, aux côtés des populations autochtones de la région arctique, directement affectées par les déversements pétroliers. Comme toujours, nous avons mené l’enquête, dénoncé la corruption, étayé notre travail par des recherches scientifiques et, bien sûr, joué des tours aux compagnies pétrolières. Avec votre aide, nous continuons à dénoncer leurs opérations de séduction marketing. Nous avons organisé une expédition polaire pour planter le drapeau de l’avenir, symbole de paix et d’espoir, sous la glace du pôle Nord géographique.

Militants anonymes et célébrités se mobilisent depuis deux ans coude à coude pour dire “I love the Arctic”, région en première ligne de l’urgence climatique.

'I Love Arctic' Day of Action in Austria

Sans relâche, nous avons braqué les projecteurs sur le drame en train de se dérouler en Arctique pour alerter les dirigeants internationaux.

Six millions de gouttes d’eau peuvent former un océan

Aujourd’hui, notre mobilisation et notre travail continuent et franchissent une nouvelle étape. À New York, une délégation de Greenpeace a remis à Ban Ki-moon une sphère contenant symboliquement six millions de gouttes d’eau, en référence aux six millions de signataires de notre pétition pour la création d’un sanctuaire dans le Haut-Arctique.

En votre nom, la délégation de Greenpeace a dit au Secrétaire général des Nations unies qu’il était urgent d’agir pour défendre l’Arctique, dernier espace préservé de notre planète.

Cette rencontre n’est pas fortuite : Ban Ki-moon organise dans quelques jours un Sommet sur le climat à New-York, pour préparer la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21) qui aura lieu à Paris en décembre 2015. La protection de l’Arctique passe par la protection du climat, et vice versa. Le secrétaire général des Nations unies portera notre message directement aux hauts responsables qui vont se réunir dans quelques jours.

Tous vos efforts n’auront pas été vains. Cette rencontre nous a permis de tirer le signal d’alarme car l’Arctique est toujours sous la coupe des pétroliers, dont l’appétit pour ses ressources ne cesse de croître.

La mobilisation citoyenne continue. Nous serons présent-e-s ce dimanche 21 septembre, à Paris, pour participer à la marche mondiale pour le climat. Des milliers de personnes à travers le monde marcheront au même moment pour la même cause.
Et vous ?

Vous pouvez aussi continuer à signer et à diffuser la pétition pour renforcer notre mouvement Save the Arctic.

Le Japon fête ses un an sans nucléaire

Il y a des anniversaires qu’on aime fêter plus que d’autres. Celui que nous célébrons aujourd’hui a une saveur particulière. Le Japon vient de passer un an sans énergie nucléaire.

Un an sans nucléaire… C’est possible ? Pourrait-on se passer du nucléaire (et d’un nouveau Fukushima) ? Un an sans nucléaire… Une source d’inspiration pour d’autres pays. Une source de panique pour l’industrie nucléaire.

231 jours pour épuiser la planète

Ce mardi 19 août est celui du “dépassement” ou “Earth Overshoot”

Ce jour marque la date à laquelle l’humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète. Pour le reste de l’année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère.

À Fukushima, le pire reste à venir

Ces dernières semaines, l’opérateur de la centrale de Fukushima, TEPCO, a multiplié les déclarations, les rapports et les aveux. Des informations cruciales sur l’état des réacteurs nous parviennent donc éparses, au gré des déclarations contrites et souvent contraintes de TEPCO. Des informations qui, analysées ensemble, nous laissent entrevoir d’une part l’état dramatique de la centrale et l’ampleur de la catastrophe nucléaire en cours, et d’autre part la stratégie mise en œuvre par TEPCO.