ACTION : blocage du convoi qui transporte un couvercle défectueux à Flamanville

Dès 7h30 ce matin, 12 militants de Greenpeace ont bloqué à Evrecy, près de Caen, un convoi exceptionnel transportant le couvercle de la cuve de l’EPR, malgré sa non-conformité aux minima de sûreté. Au-delà de l’EPR en lui-même, c’est l’intenable équation de l’industrie nucléaire que nous pointons du doigt. Alors que le gouvernement doit faire des annonces concrètes, secteur par secteur, avant la fin du mois sur la transition énergétique, nous entendons poser la question de la cohérence entre les orientations de la loi et les actes d’EDF.

La politique du fait accompli d’EDF

Ce transport est une façon de forcer la main de l’Autorité de sûreté nucléaire sur le futur de l’EPR: EDF tente la politique du fait accompli. Nous faisons donc aujourd’hui appel à la responsabilité de l’Etat : combien de renflouements avant d’arrêter les dispenses d’argent public dans cette industrie en faillite ? Combien de reniements avant d’appliquer, enfin, la loi de transition énergétique, et réduire la part du nucléaire pour augmenter celle des renouvelables ?

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L’EPR, symbole de la faillite du nucléaire

En avril dernier, suite à un contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, celle-ci annonçait avoir découvert une « anomalie sérieuse », voire « très sérieuse» dans la composition de l’acier de la cuve de l’EPR de Flamanville. De la Finlande à l’Angleterre en passant par la Chine, ce réacteur est le symbole de la faillite du nucléaire, englué dans les demandes de dédommagement, les retards sans fin sur les chantiers, et maintenant les défaillances en termes de sûreté. Le fleuron industriel est bien loin.

© Nicolas Chauveau / Greenpeace.
© Nicolas Chauveau / Greenpeace.

M. Hollande, la transition énergétique, c’est pour quand ?

Pour appliquer la loi de transition énergétique, votée l’été dernier, et effectivement mettre la France sur la voie de 50% de nucléaire en 2025, ce sont 4 à 5 réacteurs qui doivent fermer avant la fin du mandat. Les moyens dépensés dans le nucléaire, une industrie du passé, sont autant de ressources en moins pour le développement des renouvelables, qui ont progressé partout en Europe plus vite qu’en France.

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La cour des comptes elle-même soulignait il y a deux jours l’incohérence des orientations d’EDF, notamment l’investissement dans des centrales vieillissantes, et la politique énergétique que la France devrait adopter selon la loi : fermer 17 à 20 réacteurs d’ici 2025. Le nucléaire est une impasse. La seule issue, ce sont les renouvelables, et c’est au Président d’intervenir. Il a toutes les cartes en mains pour cela.

Des personnalités écologistes viennent d’entrer au gouvernement : à eux de faire preuve de cohérence dans leur action. Car EELV avait négocié en 2012, dans son accord de mandature avec la majorité PS de fermer 24 réacteurs d’ici 2025 et 2 – dont Fessenheim, d’ici 2017.

Pièce non conforme à Flamanville : EDF remet le couver(cle)

La fuite en avant d’EDF et de l’Etat continue sur le dossier nucléaire. Aujourd’hui, un convoi part de l’usine AREVA de Chalon-sur-Saône pour livrer le couvercle de la cuve de la centrale nucléaire “nouvelle génération” (périmée avant d’avoir vu le jour) de Flamanville : le fameux EPR. Nous sommes sur le terrain afin d’alerter les pouvoirs publics sur cette nouvelle mascarade.

COP21 : et après ?

La COP21 aura vu naître l’accord de Paris, au mois de décembre 2015. Pour autant, nombreuses sont les étapes qui restent à franchir avant qu’il soit réellement ratifié puis mis en œuvre. Quelques éclaircissements.

COP21, Le Bourget, salle plénière, 2015 © Christophe Calais / Signatures / Greenpeace
COP21, Le Bourget, salle plénière, 2015
© Christophe Calais / Signatures / Greenpeace

Les six failles du projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Cigéo

Le délire industriel nucléaire continue. Alors qu’Areva s’embourbe à Flamanville dans un chantier qui n’en finit plus autour du nouvel EPR, et qu’EDF essuie des revers boursiers sans précédent, c’est le projet d’enfouissement de Cigéo, à Bure, qui vient rajouter une dernière goutte d’eau dans le vase déjà trop plein du nucléaire. Le projet décrypté en six failles.

Déchets nucléaires transportés par train entre la France et la Suisse © Christian Schmutz / Greenpeace, 2011
Déchets nucléaires transportés par train entre la France et la Suisse © Christian Schmutz / Greenpeace, 2011

Quand une fuite de gaz géante pollue l'atmosphère aux Etats-Unis

Plusieurs mois que ça dure. Le 23 octobre 2015, une fuite massive de gaz naturel a été détectée fortuitement par des satellites. Elle est localisée dans un puits de stockage du gaz de la Southern California Gas (une filiale de Sempra Energy), près de Los Angeles en Californie. A ce jour, la fuite n’a toujours pas été réaprée et l’entreprise affirme ne pas être en mesure de remédier au problème avant avril, au plus tôt.

Aux actes, M. Richert

En novembre 2015, nous avons écrit à tous les candidats de la région Grand Est (Alsace, Champagne-Ardennes, Lorraine) pour leur demander leur programme en matière de transition énergétique. Seules 4 listes nous ont répondu à l’oral ou à l’écrit : PS, LR-Modem-UDI, EELV et Lutte Ouvrière. Nous avons proposé aux candidats la mise en place d’un fonds d’investissement régional dans l’énergie solaire, à hauteur de 1% du budget de la région.

Coup de soleil Place de l'Etoile

Trêve de palabres, place à l’action ! Malgré l’état d’urgence et les tentatives pour museler la vigueur du mouvement climatique, nous avons décidé hier de transformer la place de l’Étoile à Paris en immense soleil aux couleurs de la transition énergétique que nous portons dans nos campagnes.

La COP21 vécue de l'intérieur

Cafouillage au Bourget. La sortie du nouveau texte initialement prévue hier en début d’après-midi a été repoussée dans la soirée. Bilan : si rien n’est définitivement fixé avant la clôture de la conférence, prévue aujourd’hui, ce qui reste sur ​​la table n’est tout simplement pas à la hauteur. Les objectifs de réduction des émissions sont beaucoup trop bas : ils ne nous maintiendront pas en dessous de 1,5 degré de réchauffement. Nous assistons à une démonstration d’impuissance d’envergure internationale.

COP21 : vers un texte fantomatique ?

Un nouveau texte, hier. Encore un. Proche de la version définitive, cette fois. La première mouture de l’accord obtenu samedi dernier comportait 48 pages. Celle-ci : 29. Et environ trois quarts des options entre crochets ont été « nettoyées », comme dit Laurent Fabius. Pour autant, rien n’est fait. C’est bien le cas de le dire.