Greenpeace a publié la quinzième édition de son guide pour une High-tech responsable, qui classe les grands fabricants de l’informatique, des télécoms et de l’électronique, du plus “vert” au moins “éco-responsable“.
En tête du classement, Nokia. La marque finlandaise de téléphones portables a supprimé de ses nouveaux produits des substances chimiques nocives pour l’environnement et dangereuses pour la santé, comme les composants bromés, les retardateurs de flammes chlorés et les trioxydes d’antimoine. Arrive en deuxième position le fabricant nippo-suédois de téléphones mobiles, suivi du géant de l’électronique néerlandais Philips et de l’équipementier télécoms américain Motorola.
À l’autre bout du classement, on trouve une série de fabricants d’ordinateurs : le groupe d’équipements informatiques japonais Fujitsu, le géant informatique américain Microsoft et le fabricant chinois d’ordinateurs Lenovo, respectivement 15e, 16e et 17e. En 18e et dernière place du classement, le groupe de jeu vidéo japonais Nintendo avec un zéro pointé pour l’utilisation de matériaux réutilisables et le recyclage des déchets.
À noter depuis la dernière édition du guide, deux impressionnantes dégringolades. Toshiba chute de la 3e à la 14e position, et Samsung, de la 7e à la 13e place. La cause de ce déclin ? Le non respect de leur engagement visant à éliminer progressivement le PVC et autres composants bromés de leur chaîne d’approvisionnement.
Le guide pour une High-tech responsable classe les compagnies selon trois critères :
-l’élimination des substances dangereuses des produits,
-le recyclage des produits devenus obsolètes,
-la réduction des conséquences de leur activité pour le climat.

Trois ans après la catastrophe du Probo-Koala en Côte d’Ivoire, l’affréteur du cargo a annoncé avoir signé un accord amiable avec les victimes. Les 31 000 plaignants recevront chacun 1 150 euros. Greenpeace refuse ce genre d’arrangement et poursuit l’affréteur devant la justice néerlandaise.

Paris, 25 juin 2008 – Sur les 18 entreprises évaluées dans la 8ème édition du Guide de Greenpeace pour une hi-tech responsable, seules Sony Ericsson et Sony obtiennent la moyenne. Nintendo finit encore bon dernier. L’introduction de nouveaux critères au classement, plus sévères concernant la gestion des substances toxiques et des déchets électroniques, ainsi que la prise en compte des économies d’énergie et des enjeux climatiques, redistribuent les cartes du classement et relancent la compétition.
Dans le rapport « Playing Dirty »(1) publié mardi 20 mai, Greenpeace révèle que les consoles de jeux les plus populaires – la Nintendo Wii, la Playstation 3 Elite (PS3) de Sony, et la Xbox 360 de Microsoft – contiennent des substances chimiques dangereuses telles que le chlorure de polyvinyle (PVC), les phtalates, le béryllium et les retardateurs de flamme bromés.