Hinkley Point condamné par un comité de l'ONU

Nouveau revers pour le projet Hinkley Point, récemment adopté à toute force par le conseil d’administration d’EDF, mais mis en suspens par le gouvernement britannique : le Comité d’application de la Convention d’Espoo vient de terminer son enquête, et les résultats montrent que le Royaume-Uni ne respecte pas les règles onusiennes.

Centrale d'Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace
Centrale d’Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace

EDF se suicide à Hinkley Point

Sans surprise, le Conseil d’administration d’EDF décide de passer en force sur un dossier, emblématique de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la filière nucléaire : Hinkley Point, ou la construction de deux réacteurs EPR en Angleterre. Ce choix insensé mène l’entreprise tout droit vers la faillite et conduira à un sous-investissement dans la sûreté nucléaire pour le parc français, comme nous l’analysons dans une note détaillée.

Le site d'Hinkley Point, en Angelterre
Le site d’Hinkley Point, en Angleterre

Installations nucléaires : pourquoi il faut démanteler dès maintenant

Une pierre de plus dans la chaussure d’EDF ! Début juin, l’entreprise publique a en effet annoncé qu’elle allait reporter “de plusieurs décennies” le démantèlement de ses réacteurs qui ne sont plus en fonctionnement. Raison invoquée : les difficultés techniques que pose cette déconstruction. Avec une facture qui s’alourdit de plusieurs milliards d’euros. Un nouveau tour de passe-passe financier pour l’énergéticien, qui doit déjà faire face à des investissements colossaux dans sa filière nucléaire, notamment confrontée au vieillissement de son parc et à la chute des prix de l’électricité.

Démantèlement d'un réacteur à Tchernobyl
Démantèlement d’un réacteur à Tchernobyl

Dislocation diplomatique autour d'Hinkley Point

Le projet d’EPR en Angleterre, à Hinkley Point, devient de plus en plus controversé : les Nations unies reprochent à l’Angleterre de ne pas avoir respecté l’obligation de consulter les pays voisins, et un rapport potentiellement embarrassant a été dissimulé par les autorités britanniques pour ne pas compromettre leurs relations internationales.

Centrale d'Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace
Centrale d’Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace

15 faits marquants sur la catastrophe de Tchernobyl

Il y a 30 ans, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose. Les Nations Unies parlent de la plus « grande catastrophe environnementale de l’histoire de l’humanité ». Aujourd’hui encore, nous n’avons pas terminé de mesurer et de subir les effets de cet accident sans précédent. Voici 15 faits qui permettent de restituer la mémoire tragique de Tchernobyl.

Greenpeace a célébré le triste anniversaire de l'accident de Tchernobyl en projetant des messages de soutiens au survivants de la catastrophe sur le sarcophage du réacteur endommagé.
Greenpeace a commémoré le triste anniversaire de l’accident de Tchernobyl en projetant sur le sarcophage du réacteur endommagé des messages de soutiens aux survivants de la catastrophe.

30 ans après Tchernobyl : la France surexposée au risque nucléaire

Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, se déroulait la plus grande catastrophe du nucléaire civil jamais enregistrée à Tchernobyl, en Ukraine (ex-URSS) : le quatrième réacteur de la centrale, de type RMBK, explosait. Pendant plusieurs heures, rien ne se passe. Il faut attendre que la Suède sonne l’alerte. Erreur humaine ? Défaillance technique ? Les versions divergent encore. Mais une chose est sûre : cet événement ne cesse d’être minoré, aujourd’hui encore, afin d’étouffer le réel degré de menace que constitue le nucléaire pour les populations

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Bâtiment abandonné, au sein de la zone d'exclusion de Tchernobyl, Belarusse © Liza Udilova / Greenpeace
Bâtiment abandonné, au sein de la zone d’exclusion de Tchernobyl, Belarusse © Liza Udilova / Greenpeace