OGM | le 23 août 2010

OGM : le HCB prend des positions partisanes sans consulter ses membres : Greenpeace proteste

Dans un communiqué publié lundi, le HCB, Haut Conseil des Biotechnologies, a déploré « l’interruption de l’expérimentation de l’INRA sur des porte-greffes de vigne génétiquement modifiés à Colmar ».
En tant que membre du HCB, Greenpeace est choquée de la publication et de la teneur de ce communiqué de presse, sur lequel l’association n’a pas été consultée, pas plus que les autres membres du HCB.

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Forêts | le 20 août 2010

Indonésie : humiliant désaveu pour Sinar Mas

Le géant indonésien de l’huile de palme Sinar Mas a été forcé à une très humiliante marche arrière concernant la publication la semaine dernière d’un rapport d’audit indépendant censé les blanchir des accusations portées depuis des années par Greenpeace.

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Les indégivrables | le 18 août 2010

La philosophie du pingouin

Mois d’août pluvieux?

Un rayon de soleil nous arrive de la banquise de Xavier Gorce, dessinateur de presse au monde.fr.

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Energie / Climat | le 17 août 2010

80% du pétrole toujours présents dans le golfe du Mexique

Depuis quelques jours, les médias annonçaient que pas moins de trois quarts des 780 millions de litres de pétrole répandus dans le Golfe du Mexique avaient disparus. Ce qui posait forcément la question : par quel miracle des millions de barils de brut auraient bien pu s’évanouir purement et simplement en l’espace de quelques semaines ? Une étude américaine du Georgia Sea Grant et de l’Université de Georgia vient de faire la vérité : selon elle, 79 % de la masse initiale de pétrole répandue par BP est toujours présente dans le Golfe.

« L’idée largement répandue que le pétrole qui s’est dissout dans l’eau a disparu et est inoffensif est une erreur, affirme le professeur Charles Hodkins, directeur du Georgia Sea Grant. Le pétrole est toujours là, et il risque de prendre des années à se dissoudre complètement. Nous sommes encore bien loin d’avoir évalué tous les impacts possibles de la catastrophe. »

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Energie / Climat | le 13 août 2010

Incendies de forêts, canicule, risque nucléaire : Greenpeace Russie mobilisée


Ce sont 6 permanents et 14 bénévoles de Greenpeace Russie qui sont déployés sur le terrain pour observer au plus près l’évolution des incendies dévastateurs qui ravagent le pays. L’équipe, postée dans une des zones les plus touchées, à l’Ouest de Moscou, permet à Greenpeace Russie d’obtenir des informations non-censurées et de témoigner de l’ampleur réelle des dégâts et des dangers.

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Energie / Climat | le 13 août 2010

Greenpeace au chevet du Golfe du Mexique et à l’assaut des projets fous des pétroliers

Paris, le 13 août 2010 – Voilà une semaine que la fuite provoquant la marée noire dans le golfe du Mexique a officiellement été stoppée. Mais les conséquences réelles de la catastrophe restent encore en grande partie inconnues. L’absence totale de réaction des pétroliers, des politiques face à l’évidence des risques que nous font courir les pétroles non conventionnels et le « tout pétrole » est scandaleuse. C’est pourquoi Greenpeace mobilise deux de ses trois navires.
Pendant trois mois, l’Arctic Sunrise va servir de base aux recherches de scientifiques américains sur les impacts de la marée noire et des dispersants chimiques sur la vie marine et sous-marine du golfe. Parallèlement, l’Esperanza a quitté Londres hier pour une destination encore inconnue, bien décidé à aller dénoncer les pires projets de forages très profonds.

L’Arctic Sunrise : connaître le vrai coût environnemental de cette marée noire
L’Arctic Sunrise est parti de St. Petersburg en Floride avant-hier pour sillonner l’archipel des Keys et le parc national des îles Dry Tortugas. Il approchera ensuite de la funeste plateforme Deepwater Horizon avant la fin du mois, examinant l’état du plancton, du corail, etc.
A titre d’exemple, des chercheurs de l’Université de Nova Southeastern en Floride, de l’Université de Tulane en Louisiane seront à bord pour étudier par exemple les éponges en tant que bio-indicateurs : elles filtrent de grandes quantités d’eau et sont donc très utiles pour constater l’impact toxique du pétrole et des dispersants. Ils étudieront aussi le plancton dans les environs de la plateforme Deepwater Horizon afin d’évaluer les impacts sur les larves de crabe bleu, de thon rouge, de daurade et d’autres espèces. Ils seront rejoints dès le mois de septembre par d’autres équipes de scientifiques.

Une marée noire au bilan déjà catastrophique et encore provisoire
Les dernières estimations (779 millions de litres déversés le long de 700 km de côtes américaines – Texas, Louisiane, Alabama, Floride) font de la fuite dans le golfe du Mexique le pire déversement de pétrole accidentel de toute l’histoire. A titre de comparaison, les traces de l’Exxon Valdez (déversement plus de 15 fois moindre) sont encore visibles 20 ans après. L’expérience montre que dans le cas d’une marée noire, on retire rarement plus de 10 % du pétrole de l’environnement. Le restant coule au fond de l’océan ou est ingéré par les animaux qui meurent ou développent des maladies. Le pétrole de BP restera dans l’écosystème pendant plusieurs décennies, avec de graves conséquences sur l’ensemble de la chaîne alimentaire du golfe du Mexique et des bayous de Louisiane, zone de reproduction de nombreux poissons, oiseaux, tortues et animaux marins.

L’Esperanza : contre les forages très profonds, pour une nouvelle politique énergétique
Les compagnies pétrolières ont une vision de très court terme, cherchant toujours à forer plus loin, plus cher, plus risqué, alors que l’évolution vers les énergies vertes est inévitable. Selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research, pour limiter la hausse des températures sous la barre des 2°C, nous ne devons pas bruler plus du quart des réserves prouvées (réserves extractibles dans les conditions techniques et économiques actuelles) en fossiles (pétrole, gaz et charbon) d’ici à 2050.

L’Esperanza a quitté Londres et se dirige vers une destination… inconnue… Il est possible de suivre sa trajectoire sur cette carte (en anglais) :

Les demandes de Greenpeace :
- Sortir des projets pétroliers à hauts risques : off-shore profond, sables bitumineux, forage sous l’Arctique… et sortir progressivement des fossiles d’ici à 2050.
- Réduire la demande en pétrole, notamment dans le secteur des transports.
- Développer les énergies renouvelables et les économies d’énergies.

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Forêts | le 11 août 2010

Sinar Mas échoue à reverdir son image

Le groupe tentaculaire Sinar Mas a détruit et continue de détruire des forêts tropicales et des tourbières en Indonésie, ceci via ses différentes filiales de production d’huile de palme et de pâte à papier. C’est en fait l’une des conclusions qu’on pourrait tirer des résultats d’un audit commandé à deux cabinets indépendants par le groupe Indonésien il y a quelques mois pour tenter de reverdir son image.
En effet, le rapport publié par Sinar Mas ce mardi depuis Jakarta confirme en partie certaines des accusations portées par Greenpeace depuis plusieurs années contre le groupe.
Par exemple, sur 8 des 11 concessions forestières visitées par les auditeurs, la déforestation a eu lieu sans les permis exigés par les lois forestières indonésiennes.
De même, sur 7 de ces 11 concessions, la déforestation a eu lieu sur des zones de forêts dites à « haute valeur de conservation », abritant donc une biodiversité exceptionnelle et dont certaines servent d’habitat aux orangs outans.
Si le rapport confirme également que le groupe a détruit des zones de tourbières avant 2010, il montre aussi que des filiales du groupe ont continué dans cette logique de destruction en 2010, ce malgré les engagements pris par le groupe en novembre 2009.

Sinar Mas tente une véritable opération de « greenwashing », dit une chose tout en en faisant une autre…
Sinar Mas projette d’ailleurs d’étendre toujours plus ses plantations d’huile de palme dans la région du Kalimantan sur l’île de Bornéo ainsi qu’en Papouasie, l’une des dernières zones de forêts intactes d’Indonésie.
Alors qu’ils prétendent avoir pratiqué la déforestation uniquement sur des régions de forêts déjà dégradées, la véracité des données publiées avec force photos, cartographies et témoignages dans les rapports de Greenpeace montrent que le groupe a pratiqué et pratique toujours une destruction massive des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes.
Certains clients du groupe comme Kraft, Nestlé ou Unilever ne s’y sont pas trompés et ont décidé de rompre leurs contrats avec le géant indonésien.

Nous publions ici un rapport complet qui résume les méfaits dont est coupable Sinar Mas et confirme les accusations dont le groupe tente de se laver.

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OGM | le 11 août 2010

OGM incontrolables : Le cauchemar continue aux États-Unis


Greenpeace l’affirme depuis des années : dès lors que des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont cultivés en plein champ, la contamination génétique est inévitable et incontrôlable. Ceci est d’autant plus vrai lorsque la plante en question est du colza ! La preuve en est faite, aux Etats-Unis, où sont cultivés près de deux millions d’hectares de colza transgénique. Une récente étude dévoile ainsi que 86 % des plants de colza prélevés le long des routes de Dakota du Nord (près de la frontière canadienne) sont porteurs d’au moins un gène de résistance à un herbicide total !

L’inévitable contamination
Comme on pouvait s’y attendre, les champs de colza attenants aux plants OGM ont ainsi été contaminés, et sont désormais porteurs de gènes leur permettant de tolérer des herbicides très puissants. Mais ce n’est pas tout.

Sur deux des plants analysés, la modification génétique constatée va encore plus loin. Ces organismes, pourtant revenus à l’état « sauvage », étaient porteurs non pas d’une transformation génétique, mais d’une combinaison de deux modifications, une double résistance, à la fois au glyphosate (herbicide commercialisé par Monsanto) et au glufosinate (herbicide de la marque Bayer). Une modification génétique qui n’existe pas dans le commerce !

Ce que cette découverte signifie, c’est que plus personne n’a la main sur les mutations de ces OGM, capables de s’hybrider à l’infini et sans aucun contrôle. A l’heure actuelle, il est impossible de prédire les conséquences environnementale, sanitaire et économique de tels croisements spontanés.

Le cauchemar américain ne fait que se prolonger
Ce n’est pas la première fois que des cas de résistance sont observés.

En 2004 déjà, un agriculteur de Georgie, dans le sud des États-Unis, avait constaté que le traitement herbicide Roundup qu’il avait l’habitude d’utiliser ne parvenait plus à le débarrasser de plants d’amarante, une mauvaise herbe répandue dans la région. Et ce phénomène a été observé sur plus de 50 000 hectares depuis. Pourtant, le Roundup est l’un des herbicides les plus utilisés au monde et, élaboré à base de glyphosate, il fait partie des plus puissants herbicides des États-Unis.

En réalité, ces champs ensemencés par du soja Roundup Ready, étaient capable de résister, justement, à l’herbicide du même nom. Le Roundup est en effet un herbicide particulièrement toxique et destructeur auquel les plants de soja naturels ne résistent pas. Les graines Roundup Ready ont donc été élaborées pour permettre l’utilisation de cet herbicide « total », plus économique que les herbicides sélectifs.

Ce que Monsanto s’était bien gardé d’expliquer, c’est que les gênes résistants au Roundup Ready pouvaient se transférer aux plantes parasites que l’herbicide Roundup été justement censé éliminer. En refusant de reconnaître qu’un tel risque existait, la société a créé, ironie de l’histoire, des plants transgéniques parasites porteurs de gênes brevetés par Monsanto, résistants à l’herbicide Monsanto!

Arrêtons les prises de risques inconscientes !

Ce que ces deux exemples prouvent une fois de plus, c’est que le comportement des OGM lâchés dans l’environnement est complètement imprévisible.

Les OGM sont des organismes que la nature n’a pas, et n’aurait pas pu, créer. Ils n’ont donc pas coévolués avec leur écosystème et les conséquences de leur diffusion dans la nature sont toujours inconnues. En continuant de cultiver des OGM en milieu non confiné, on utilise les champs comme de gigantesques laboratoires, et on réduit les consommateurs au statut de cobayes involontaires d’une poignée d’entreprises de l’agro-alimentaire.

Refusez la contamination par des OGM mal évalués.
Signez la pétition « OGM, j’en veux pas »

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Energie / Climat | le 10 août 2010

Liaisons dangereuses entre dérèglement climatique et catastrophes naturelles

Durant ces dernières semaines, de gigantesques feux ont fait rage dans la partie occidentale de la Russie, touchée depuis début juillet par une canicule sans précédent. Les incendies ont tué au moins 54 personnes et ravagé une superficie de 190 400 hectares, menaçant des installations stratégiques. Les pires inondations depuis 80 ans au Pakistan ont tué plus de 1600 personnes et laissé 2 millions de sans abris. Près de 1500 personnes sont mortes dans des glissements de terrain et des inondations en Chine. Il ne s’agit pas là de dresser un tableau apocalyptique, mais de prendre un peu de recul par rapport à cette actualité.

Si l’on ne peut, objectivement, attribuer chaque événement individuellement au dérèglement climatique, l’accumulation de catastrophes naturelles en si peu de temps s’inscrit en cohérence avec les prévisions des climatologues du GIEC. Par exemple, une canicule, comme celle de 2003 qui a frappé l’Europe ou comme celle qui touche en ce moment la Russie, n’est pas une preuve que le climat change : un tel événement, même s’il est inédit et improbable, n’est pas impossible dans un climat non perturbé par l’homme. En revanche, le fait que l’on trouve dans les douze dernières années (1997-2008) les dix les plus chaudes depuis que l’on fait des mesures dans le monde est quasiment impossible en l’absence d’un réchauffement global.

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Forêts | le 5 août 2010

Indonésie : Greenpeace lance un appel à APP

Ce 5 août, des militants de Greenpeace ont déployé une immense bannière interpellant le géant de la pulpe de papier APP (Asia Pulp & Paper), filiale papier de Sinar Mas. La bannière qui proclamait « APP – Stop à la destruction des forêts des tigres » a été déployée dans une zone d’exploitation de Tebo Multi Agro, filiale de APP.

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