En 1971, à Vancouver, un groupe de douze militants pacifistes et écologistes embarquent à bord d’un vieux chalutier, le <em>Phyllis Cormack</em>, pour s’opposer aux essais nucléaires américains sur le site d’Amtchika en Alaska. Une action symbolique et audacieuse qui, en 1972 aboutit à l’arrêt des essais dans cette zone. Mais ailleurs l’atome continue à chauffer à blanc les esprits contestataires. C’est pour cela qu’en 1985 le mythique <em>Rainbow Warrior</em> naviguera jusqu’aux côtes de la Nouvelle-Zélande, où se produira l’impensable et causera la mort du militant écologiste Fernando Pereira.

Il y a 30 ans, le Rainbow Warrior entamait le Pacific Tour

En 1971, à Vancouver, un groupe de douze militants pacifistes et écologistes embarquent à bord d’un vieux chalutier, le Phyllis Cormack, pour s’opposer aux essais nucléaires américains sur le site d’Amtchika en Alaska. Une action symbolique et audacieuse qui, en 1972 aboutit à l’arrêt des essais dans cette zone. Mais ailleurs l’atome continue à chauffer à blanc les esprits contestataires. C’est pour cela qu’en 1985 le mythique Rainbow Warrior naviguera jusqu’aux côtes de la Nouvelle-Zélande, où se produira l’impensable et causera la mort du militant écologiste Fernando Pereira.

1985 : le Pacifique Tour

Rainbow Warrior in the Pacific

Dès sa naissance, Greenpeace a régulièrement protesté dans la zone du Pacifique contre les essais nucléaires en mer, aujourd’hui inenvisageables, s’inscrivant ainsi dans trois décennies de contestations déterminées.

L’engagement contre les essais nucléaires en mer est officialisé par le lancement de la campagne « Pacifique » le 1er mai 1985, dans le cadre de la soirée du Collectif contre les essais nucléaires.
Le Rainbow Warrior entame un tour du Pacifique Sud, autour de l’atoll de Mururoa, dont il se détournera quelques temps pour aller aider les habitants de Rongelap, victimes silencieuses des essais nucléaires américains.

C’est à ce moment-là qu’a commencé à se tisser la tragédie. Elle aboutira la nuit du 10 au 11 juillet à l’attentat du Rainbow Warrior dans le port d’Auckland, et à la mort de Fernando Pereira, un militant non violent, animé par le désir d’agir pour le bien commun. Attentat commandité par le gouvernement français et perpétré par les services secrets français. Une tragédie qui se jouait donc depuis de nombreuses années entre une mobilisation citoyenne opposée à la menace que représente le nucléaire et des gouvernements et intérêts industriels sourds à cette contestation et prêts à tout.

Un hommage à Fernando et à tous les activistes pacifiques

Fernando Pereira est né en 1950 à Chaves, une petite ville portugaise. Il a fui son pays dans les années 1970 pour échapper à la conscription et ne pas participer aux guerres coloniales en Afrique (Angola). Il s’est alors expatrié aux Pays-Bas dont il prend la nationalité. Il rejoindra Greenpeace en tant que photographe et c’est à ce titre qu’il embarque en 1985 sur le Rainbow Warrior pour une mission de 6 mois. Il avait 35 ans.

Cette année, cela fait 30 ans. 30 ans qu’a eu lieu l’attentat du Rainbow Warrior. 30 ans que Fernando Pereira y a perdu la vie.
Aujourd’hui, nous souhaitons rendre hommage à tous les « Fernando » et à tous les militants pacifiques qui chaque jour défendent inlassablement un monde meilleur.
C’est pourquoi nous appelons tous les maires de France à prendre part à cet hommage en donnant le nom de « Fernando Pereira » à une rue, une place, une avenue, un quai, un square… un lieu de vie pacifié.

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Vous pouvez également agir en tant que citoyen, en tant que défenseur de la démocratie et des libertés : sur Twitter, en laissant un message d’hommage et en utilisant le hashtag #PourFernando, mais aussi sur notre site, en commentaire.