Forêts | le 11 août 2010

Sinar Mas échoue à reverdir son image

Le groupe tentaculaire Sinar Mas a détruit et continue de détruire des forêts tropicales et des tourbières en Indonésie, ceci via ses différentes filiales de production d’huile de palme et de pâte à papier. C’est en fait l’une des conclusions qu’on pourrait tirer des résultats d’un audit commandé à deux cabinets indépendants par le groupe Indonésien il y a quelques mois pour tenter de reverdir son image.
En effet, le rapport publié par Sinar Mas ce mardi depuis Jakarta confirme en partie certaines des accusations portées par Greenpeace depuis plusieurs années contre le groupe.
Par exemple, sur 8 des 11 concessions forestières visitées par les auditeurs, la déforestation a eu lieu sans les permis exigés par les lois forestières indonésiennes.
De même, sur 7 de ces 11 concessions, la déforestation a eu lieu sur des zones de forêts dites à « haute valeur de conservation », abritant donc une biodiversité exceptionnelle et dont certaines servent d’habitat aux orangs outans.
Si le rapport confirme également que le groupe a détruit des zones de tourbières avant 2010, il montre aussi que des filiales du groupe ont continué dans cette logique de destruction en 2010, ce malgré les engagements pris par le groupe en novembre 2009.

Sinar Mas tente une véritable opération de « greenwashing », dit une chose tout en en faisant une autre…
Sinar Mas projette d’ailleurs d’étendre toujours plus ses plantations d’huile de palme dans la région du Kalimantan sur l’île de Bornéo ainsi qu’en Papouasie, l’une des dernières zones de forêts intactes d’Indonésie.
Alors qu’ils prétendent avoir pratiqué la déforestation uniquement sur des régions de forêts déjà dégradées, la véracité des données publiées avec force photos, cartographies et témoignages dans les rapports de Greenpeace montrent que le groupe a pratiqué et pratique toujours une destruction massive des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes.
Certains clients du groupe comme Kraft, Nestlé ou Unilever ne s’y sont pas trompés et ont décidé de rompre leurs contrats avec le géant indonésien.

Nous publions ici un rapport complet qui résume les méfaits dont est coupable Sinar Mas et confirme les accusations dont le groupe tente de se laver.

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OGM | le 11 août 2010

OGM incontrolables : Le cauchemar continue aux États-Unis


Greenpeace l’affirme depuis des années : dès lors que des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont cultivés en plein champ, la contamination génétique est inévitable et incontrôlable. Ceci est d’autant plus vrai lorsque la plante en question est du colza ! La preuve en est faite, aux Etats-Unis, où sont cultivés près de deux millions d’hectares de colza transgénique. Une récente étude dévoile ainsi que 86 % des plants de colza prélevés le long des routes de Dakota du Nord (près de la frontière canadienne) sont porteurs d’au moins un gène de résistance à un herbicide total !

L’inévitable contamination
Comme on pouvait s’y attendre, les champs de colza attenants aux plants OGM ont ainsi été contaminés, et sont désormais porteurs de gènes leur permettant de tolérer des herbicides très puissants. Mais ce n’est pas tout.

Sur deux des plants analysés, la modification génétique constatée va encore plus loin. Ces organismes, pourtant revenus à l’état « sauvage », étaient porteurs non pas d’une transformation génétique, mais d’une combinaison de deux modifications, une double résistance, à la fois au glyphosate (herbicide commercialisé par Monsanto) et au glufosinate (herbicide de la marque Bayer). Une modification génétique qui n’existe pas dans le commerce !

Ce que cette découverte signifie, c’est que plus personne n’a la main sur les mutations de ces OGM, capables de s’hybrider à l’infini et sans aucun contrôle. A l’heure actuelle, il est impossible de prédire les conséquences environnementale, sanitaire et économique de tels croisements spontanés.

Le cauchemar américain ne fait que se prolonger
Ce n’est pas la première fois que des cas de résistance sont observés.

En 2004 déjà, un agriculteur de Georgie, dans le sud des États-Unis, avait constaté que le traitement herbicide Roundup qu’il avait l’habitude d’utiliser ne parvenait plus à le débarrasser de plants d’amarante, une mauvaise herbe répandue dans la région. Et ce phénomène a été observé sur plus de 50 000 hectares depuis. Pourtant, le Roundup est l’un des herbicides les plus utilisés au monde et, élaboré à base de glyphosate, il fait partie des plus puissants herbicides des États-Unis.

En réalité, ces champs ensemencés par du soja Roundup Ready, étaient capable de résister, justement, à l’herbicide du même nom. Le Roundup est en effet un herbicide particulièrement toxique et destructeur auquel les plants de soja naturels ne résistent pas. Les graines Roundup Ready ont donc été élaborées pour permettre l’utilisation de cet herbicide « total », plus économique que les herbicides sélectifs.

Ce que Monsanto s’était bien gardé d’expliquer, c’est que les gênes résistants au Roundup Ready pouvaient se transférer aux plantes parasites que l’herbicide Roundup été justement censé éliminer. En refusant de reconnaître qu’un tel risque existait, la société a créé, ironie de l’histoire, des plants transgéniques parasites porteurs de gênes brevetés par Monsanto, résistants à l’herbicide Monsanto!

Arrêtons les prises de risques inconscientes !

Ce que ces deux exemples prouvent une fois de plus, c’est que le comportement des OGM lâchés dans l’environnement est complètement imprévisible.

Les OGM sont des organismes que la nature n’a pas, et n’aurait pas pu, créer. Ils n’ont donc pas coévolués avec leur écosystème et les conséquences de leur diffusion dans la nature sont toujours inconnues. En continuant de cultiver des OGM en milieu non confiné, on utilise les champs comme de gigantesques laboratoires, et on réduit les consommateurs au statut de cobayes involontaires d’une poignée d’entreprises de l’agro-alimentaire.

Refusez la contamination par des OGM mal évalués.
Signez la pétition « OGM, j’en veux pas »

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Energie / Climat | le 10 août 2010

Liaisons dangereuses entre dérèglement climatique et catastrophes naturelles

Durant ces dernières semaines, de gigantesques feux ont fait rage dans la partie occidentale de la Russie, touchée depuis début juillet par une canicule sans précédent. Les incendies ont tué au moins 54 personnes et ravagé une superficie de 190 400 hectares, menaçant des installations stratégiques. Les pires inondations depuis 80 ans au Pakistan ont tué plus de 1600 personnes et laissé 2 millions de sans abris. Près de 1500 personnes sont mortes dans des glissements de terrain et des inondations en Chine. Il ne s’agit pas là de dresser un tableau apocalyptique, mais de prendre un peu de recul par rapport à cette actualité.

Si l’on ne peut, objectivement, attribuer chaque événement individuellement au dérèglement climatique, l’accumulation de catastrophes naturelles en si peu de temps s’inscrit en cohérence avec les prévisions des climatologues du GIEC. Par exemple, une canicule, comme celle de 2003 qui a frappé l’Europe ou comme celle qui touche en ce moment la Russie, n’est pas une preuve que le climat change : un tel événement, même s’il est inédit et improbable, n’est pas impossible dans un climat non perturbé par l’homme. En revanche, le fait que l’on trouve dans les douze dernières années (1997-2008) les dix les plus chaudes depuis que l’on fait des mesures dans le monde est quasiment impossible en l’absence d’un réchauffement global.

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Forêts | le 5 août 2010

Indonésie : Greenpeace lance un appel à APP

Ce 5 août, des militants de Greenpeace ont déployé une immense bannière interpellant le géant de la pulpe de papier APP (Asia Pulp & Paper), filiale papier de Sinar Mas. La bannière qui proclamait “APP – Stop à la destruction des forêts des tigres” a été déployée dans une zone d’exploitation de Tebo Multi Agro, filiale de APP.

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Energie / Climat | le 5 août 2010

Nucléaire : Sacrifier la sûreté au profit de la rentabilité d’une industrie aux abois – Greenpeace décrypte le rapport Roussely

Le rapport de François Roussely sur l’avenir de la filière française du nucléaire civil a été remis, le 27 juillet dernier, au président de la République et a été examiné le jour même dans le cadre d’un conseil de la politique nucléaire statutairement présidé par le Chef de l’Etat.
Greenpeace livre ici un décryptage de ce rapport, sur la base de la synthèse mise en ligne par le site de l’Elysée.

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Energie / Climat | le 4 août 2010

Canada : Greenpeace escalade la tour de Calgary pour réclamer la séparation État – Pétrole

Au matin du 3 août 2010, Greenpeace a délivré son message sur un des symboles de la région de l’Alberta, en suspendant une immense bannière de 8 par 15 mètres sur la Tour de Calgary. La bannière se trouvait sur la face nord de la tour, visible de tout le centre-ville. Portant l’inscription « Separate Oil and State » (Pour la séparation de l’État et du pétrole), elle soulignait le besoin rapide de rompre les liens trop étroits qui unissent l’industrie polluante des sables bitumineux et les gouvernements fédéral et provincial.

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OGM | le 2 août 2010

Sans faire de bruit, la France autorise la culture de deux variétés de maïs OGM !

Le 20 juillet dernier la France, via son ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, a agi en catimini, et a inscrit au catalogue des plantes autorisées à la culture en France deux variétés de maïs OGM T25.

En pratique, cela signifie que ce maïs peut être cultivé dès aujourd’hui sur le territoire français, et très prochainement sur tout le territoire européen puisque l’inscription à un catalogue national entraîne automatiquement l’inscription au catalogue européen !

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