Energie / Climat | le 28 mai 2010

De l’off-shore aux sables bitumineux : les compagnies pétrolières, des pollueurs décomplexés

Alors que nous avons les yeux rivés sur la catastrophe de la marée noire dans le Golfe du Mexique, un autre drame environnemental se déroule plus au Nord : l’extraction des sables bitumineux d’Alberta, au Canada.

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Océans | le 28 mai 2010

Toujours pas de thon rouge à l’horizon… Auraient-ils déjà tous disparu ?

Avec une taille pouvant dépasser les trois mètres, le thon rouge fait figure de géant des océans. Aussi grand qu’une petite voiture de sport, ses capacités d’accélération sont supérieures à celles des bolides. Sa morphologie hydrodynamique approche la perfection, si bien que certains chercheurs tentent de s’en inspirer pour concevoir des torpilles et des sous-marins. En réalité, seuls les orques et les grands requins représentent une menace pour le thon rouge, qui règne pratiquement en maître sur les océans et peut vivre jusqu’à 30 ans.

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Forêts, L'actualité | le 27 mai 2010

Moratoire sur l’autorisation de nouvelles plantations en Indonésie


© Natalie Behring-Chisholm / Greenpeace

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a annoncé mercredi à Oslo un moratoire de deux ans sur l’attribution de nouveaux permis de plantation. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un accord avec la Norvège qui consacrera jusqu’à un milliard de dollars pour la préservation des forêts indonésiennes. Greenpeace se réjouit de cette avancée mais demande également à Jakarta de réexaminer les autorisations déjà accordées pour déboiser.

Nous enregistrons avec intérêt l’annonce d’un accord de coopération entre l’Indonésie et la Norvège, prévoyant un moratoire de deux ans sur tout nouveau permis de conversion des forêts naturelles et tourbières en plantations industrielles “,déclare Jérôme Frignet, chargé de campagne Forêts à Greenpeace France. « Mais des millions d’hectares de forêts ont déjà fait l’objet d’allocations à l’industrie de l’huile de palme et du papier : le président indonésien doit étendre le moratoire aux permis déjà attribués et décréter l’arrêt immédiat de toute déforestation au bénéfice de ces industries ».

L’Indonésie possède, avec le Brésil, l’une des plus grandes forêts équatoriales au monde, mais affiche aussi l’un des taux de déforestation les plus élevés, en particulier sur les îles de Sumatra et de Bornéo. Selon le Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec), la déforestation représente 17% des émissions globales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur du transport. L’équivalent de trois cents terrains de football de forêts est défriché chaque heure en Indonésie, qui produit avec la Malaisie 80 % de l’huile de palme mondiale.

Cependant, ce fléau, qui contribue fortement au réchauffement climatique, est une source importante de revenus pour l’archipel. L’intérêt pour le gouvernement indonésien est de trouver un équilibre entre la préservation des forêts et les intérêts économiques de son pays. C’est pourquoi la Norvège soutiendra d’abord l’Indonésie dans ses efforts visant à se doter de mécanismes de contrôle et de lutte contre la déforestation, puis, à compter de 2014, elle versera à Jakarta des aides en fonction des progrès réalisés.

Lors du sommet de Copenhague sur le climat, six pays – Australie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon et Norvège – s’étaient engagés à verser 3,5 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) aux pays forestiers tropicaux. L’accord appelait à rémunérer, sous forme d’aide publique internationale ou de crédits carbone, les pays qui réussissent à préserver leurs forêts ou à en accroître la superficie. Mais pour en bénéficier, il faut que le gouvernement indonésien mette en place des politiques forestières crédibles et soit en mesure de démontrer que les objectifs promis ont bien été tenus.

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L'actualité, Toxiques | le 27 mai 2010

Guide électronique de Greenpeace : les fabricants de téléphones plus « verts » que ceux d’ordinateurs

Greenpeace a publié la quinzième édition de son guide pour une High-tech responsable, qui classe les grands fabricants de l’informatique, des télécoms et de l’électronique, du plus “vert” au moins “éco-responsable“.

En tête du classement, Nokia. La marque finlandaise de téléphones portables a supprimé de ses nouveaux produits des substances chimiques nocives pour l’environnement et dangereuses pour la santé, comme les composants bromés, les retardateurs de flammes chlorés et les trioxydes d’antimoine. Arrive en deuxième position le fabricant nippo-suédois de téléphones mobiles, suivi du géant de l’électronique néerlandais Philips et de l’équipementier télécoms américain Motorola.

À l’autre bout du classement, on trouve une série de fabricants d’ordinateurs : le groupe d’équipements informatiques japonais Fujitsu, le géant informatique américain Microsoft et le fabricant chinois d’ordinateurs Lenovo, respectivement 15e, 16e et 17e. En 18e et dernière place du classement, le groupe de jeu vidéo japonais Nintendo avec un zéro pointé pour l’utilisation de matériaux réutilisables et le recyclage des déchets.

À noter depuis la dernière édition du guide, deux impressionnantes dégringolades. Toshiba chute de la 3e à la 14e position, et Samsung, de la 7e à la 13e place. La cause de ce déclin ? Le non respect de leur engagement visant à éliminer progressivement le PVC et autres composants bromés de leur chaîne d’approvisionnement.

Le guide pour une High-tech responsable classe les compagnies selon trois critères :

-l’élimination des substances dangereuses des produits,

-le recyclage des produits devenus obsolètes,

-la réduction des conséquences de leur activité pour le climat.

Visualisez le guide

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Energie / Climat | le 27 mai 2010

Et maintenant, l’Arctique ?

Le 25 mai, alors que des représentants de l’administration Obama évaluaient les impacts de la marée noire dans le Golfe du Mexique, sept activistes de Greenpeace ont peint sur le navire d’exploration pétrolière de Shell, le Harvey Explorer, le message « Et maintenant, l’Arctique? ».

Ce bateau doit appareiller pour l’Alaska, où Shell prévoit de commencer des opérations de forage en juillet. Greenpeace interpelle le secrétaire de l’intérieur américain, Ken Salazar sur l’irresponsabilité de telles opérations alors qu’une catastrophe pétrolière majeure est toujours en cours dans le Golfe du Mexique.

« Greenpeace a observé depuis un mois les impacts de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Ayant été témoin de la destruction de ce fragile et irremplaçable écosystème, il est impensable de permettre à Shell de forer dans les eaux vierges de l’Arctique, s’indigne Anne Valette, chargée de campagne Climat à Greenpeace France. Monsieur Salazar doit immédiatement stopper les plans de nouveaux forages dans l’Arctique ou dans n’importe quelles eaux des Etats-Unis. Nous ne pouvons pas courir le risque d’un autre désastre. »

En effet, Shell a l’intention de forer dans les eaux glacées des mers de Chukchi et Beaufort en Alaska. Les évènements récents dans le Golfe du Mexique ont prouvé qu’il est impossible d’écarter la possibilité de fuite d’une plateforme pétrolière, et donc d’une marée noire. Et tenter de gérer une marée noire en Alaska est pratiquement impossible : la station des garde-côtes la plus proche est à 1 800 km et les villages locaux manquent cruellement d’installations portuaires ou d’aéroports qui s’avèreraient nécessaires pour accueillir les secours.

Le 28 mai, Ken Salazar doit remettre au président Obama un rapport détaillé des événements entourant la catastrophe pétrolière et fera suivre ces résultats sous forme de recommandations.

« Tant que nous dépendrons des énergies fossiles, et notamment du forage en mer, nous ne pourrons pas empêcher de futurs désastres de détruire irrémédiablement la faune et la flore de nos côtes et de nos océans, reprend Anne Valette. Alors que nous ne sommes pas en mesure de contenir une fuite dans le Golfe du Mexique, permettre à Shell de forer dans l’Arctique relèverait de l’inconscience totale ! Mettre un terme aux plans de forage dans l’Arctique serait un premier pas vers l’interdiction complète de tout nouveau forage. »

Greenpeace demande un moratoire sur l’extraction pétrolière off-shore, et plus largement l’abandon du recours aux énergies fossiles.

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OGM | le 25 mai 2010

Fausse manifestation pro-OGM sur les Champs Elysées

Dimanche 23 mai, plein soleil et une foule immense sur les Champs Elysées pour l’évènement « Nature Capitale ». La nature et la biodiversité s’invitent à Paris. Et les OGM ne sont pas invités. Pourtant, en début d’après-midi, un cortège étonnant et détonnant d’une quarantaine de personne investissent les lieux et scandent des slogans à la gloire d’une agriculture toute transgénique.

En fait, ce ne sont que des militants de Greenpeace déguisés en scientifiques, en businessmen représentant l’agro industrie, en hommes politiques, tous farouchement pro OGM. Au milieu du cortège, on retrouve des maïs de Monsanto, d’étranges animaux mi-poule-mi-orang outans, mi-homme mi-gorille, etc. Une manière d’utiliser la dérision et l’ironie pour rappeler au public que de nombreux OGM sont en attente d’autorisation au niveau Européen, et que la commission européenne actuelle semble plus que jamais pro-OGM. Et que dans un contexte français de moratoire sur la culture en plein champ du tristement célèbre MON 810, rien ne nous dit aujourd’hui quelle sera l’attitude adoptée à l’avenir par la France face à la poussée des lobbys pro OGM.

Pour que leur rêve ne devienne pas notre réalité, signez la pétition !

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Energie / Climat | le 21 mai 2010

Le premier test de dépistage de la « climatosceptite » enfin disponible !

Depuis plusieurs mois une nouvelle épidémie fait rage partout dans le monde : la « climatosceptite ». Cette maladie psychologique, qui entraîne une modification de la perception des phénomènes du dérèglement climatique, fait de nombreuses victimes. Heureusement, Greenpeace vient de mettre au point un « test de dépistage », qui permet à tous de connaître son niveau de contamination et propose une thérapie si besoin ! Le test se fait en quelques minutes directement en ligne. Cliquez ici :

« Ceux qu’on appelle les “sceptiques” racontent n’importe quoi sur des questions sur lesquelles ils n’ont aucune compétence et ne font preuve d’aucune rigueur scientifique. Ils sont prêts à tout pour faire parler d’eux. Ainsi Claude Allègre s’en prend aujourd’hui à l’hebdomadaire Politis en l’attaquant pour diffamation !, ajoute Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Les arguments simplistes de Claude Allègre et consorts sont notamment diffusés via Internet. Aujourd’hui nous tentons d’apporter sur ce média, avec humour, les réponses dont le public a besoin. Aujourd’hui le dérèglement climatique est indéniable, la responsabilité de l’homme avérée et les possibilités d’y faire face existent. Les intérêts de ceux qui disent le contraire ne sont certainement pas collectifs. »

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Energie / Climat | le 21 mai 2010

Greenpeace obtient l’annulation du projet d’extension de l’aéroport londonien d’Heathrow

Excellente nouvelle pour le climat au Royaume-Uni : le nouveau gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière l’annulation du projet d’extension d’Heathrow, le principal aéroport de Londres. Greenpeace et les résidents locaux se félicitent de cette belle victoire, qui vient couronner huit années de campagne et qui coupe court à un projet climaticide.

« À l’heure où la lutte contre les changements climatiques est une priorité, le projet de construction d’une troisième piste d’aéroport apparaissait comme irresponsable et déraisonné. Aujourd’hui, cette victoire nous montre que la mobilisation citoyenne en faveur du climat peut payer ! », déclare Anaïz Parfait, chargée de campagne Climat à Greenpeace France.

Pour s’opposer à ce projet, Greenpeace a lancé une campagne baptisée « Airplot » (jeu de mots entre « airport », aéroport en anglais, et « plot », qui signifie « complot »). Son principe était simple : acheter un terrain grand comme un stade de football, situé à l’orée du village de Sipson (700 foyers environ), qui est menacé de destruction par la construction d’une troisième piste pour l’aéroport d’Heathrow, et en diviser la propriété entre plusieurs milliers de personnes du monde entier. Objectif : créer un vrai casse-tête juridique pour le gouvernement… Pari réussi : plus de 90 000 personnes ont « occupé » symboliquement le terrain affecté à l’expansion de l’aéroport, demandant l’annulation du projet aux parlementaires britanniques. Grâce à leur mobilisation, ce sont près de 3,5 millions de tonnes de CO2 qui ne seront pas rejetées dans l’atmosphère.

Le secteur des transports est responsable à lui seul de plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre européennes – un chiffre en constante augmentation, ce qui compromet les efforts entrepris dans d’autres secteurs. Accroître des infrastructures aéroportuaires sur le sol européen, comme c’est prévu en France à Notre Dame des Landes, est absurde quand on sait que les pays européens se sont engagés à réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre. La décision courageuse du gouvernement britannique devrait inspirer d’autres gouvernements…

Soutenez la campagne de Greenpeace pour une révolution énergétique et l’abandon des énergies fossiles.

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Energie / Climat | le 20 mai 2010

Concours : le logo de BP revu et corrigé par Greenpeace

Jeudi 20 mai au matin, des militants de Greenpeace ont escaladé la façade du siège de la compagnie British Petroleum (BP), à Londres. Sur le balcon du bâtiment, les activistes ont accroché un drapeau aux couleurs du logo de BP « revu et corrigé » : le tournesol est entaché de pétrole, et les lettres BP ne signifient plus « pétrole britannique » mais « pollueur britannique ».
© David Sandison / Greenpeace

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OGM | le 20 mai 2010

Pas d’OGM dans nos vignes !

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, a autorisé la reprise de cultures expérimentales en plein champ de plants de vignes transgéniques en Alsace. Greenpeace critique cette décision irresponsable et s’oppose à la poursuite de ces essais.
© Pierre Gleizes / Greenpeace

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