Le 17 mars, des activistes de Greenpeace Russie protestaient pacifiquement devant un bureau d’Areva, qui exporte ses déchets nucléaire vers la Russie, sous prétexte de les retraiter. Les activistes russes ont déployé une banderole sur le même message que celui que Greenpeace fait passer à Areva en France ces dernières semaines :« La Russie n’est pas une poubelle ». Un rapport du Haut Fonctionnaire à la Défense prouve en effet qu’Areva a exporté 33000 tonnes de déchets depuis 2006, alors que 3090 tonnes seulement sont revenues en France. Greenpeace demande un moratoire sur l’exportation illégale de ces déchets ; comme plus de 28000 personnes, vous pouvez y apporter votre signature: http://www.greenpeace.fr/stop-nucleaire/
Greenpeace mobilisée contre les déchets nucléaires, en Russie aussi !
Greenpeace dénonce Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie
Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.
Quel est le problème ?
L’Indonésie connaît l’un des plus importants rythmes de déforestation de la planète : l’équivalent d’un terrain de foot de forêt disparaît toutes les 15 secondes. Les plantations de palmiers à huile sont l’un des principaux moteurs de cette catastrophe écologique.
De telles pratiques industrielles privent de nombreux animaux de leur cadre de vie naturel, accélèrent donc la disparition d’espèces menacées, comme les orangs-outans, mais aggravent également la crise climatique.
À cause de cette déforestation irresponsable, l’Indonésie se classe désormais au troisième rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les États-Unis. La déforestation est la 2e cause du dérèglement climatique.
Nestlé et l’huile de palme
Au cours des trois dernières années, la consommation d’huile de palme du groupe Nestlé a pratiquement doublé, pour s’établir aujourd’hui à 320 000 tonnes par an. Cette huile de palme entre notamment dans la composition des barres chocolatées Kitkat. L’un des principaux fournisseurs auprès desquels le géant suisse de l’agroalimentaire s’approvisionne s’appelle Sinar Mas. C’est le premier producteur indonésien d’huile de palme.
Greenpeace a déjà alerté Nestlé à plusieurs reprises sur les atteintes très graves à l’environnement dont est responsable Sinar Mas. En décembre dernier, Greenpeace avait notamment fourni au géant agroalimentaire suisse des preuves des activités illégales menées par la compagnie indonésienne. Pour l’instant, Nestlé fait la sourde oreille…
Nous avons besoin de vous !
Aidez-nous à faire bouger Nestlé, qui doit au plus vite mettre un terme à ses contrats d’approvisionnement avec le groupe Sinar Mas et ainsi contribuer à mettre les forêts et les tourbières indonésiennes à l’abri de la déforestation.

Nestlé doit réagir rapidement ! D’autres grands groupes ont, eux, déjà pris leurs distances avec Sinar Mas. Ainsi, suite à une campagne lancée au printemps 2008 par Greenpeace via un clip parodiant la publicité Dove, l’une des marques du groupe, Unilever a fini par résilier ses contrats d’approvisionnement avec Sinar Mas. Kraft a fait de même, un peu plus tard.
Pour en savoir plus, téléchargez notre dossier “Pris en flagrant délit”
Exportations de déchets nucléaires : L’Esperanza de Greenpeace demande au Kapitan Kuroptev de faire demi-tour
© Alain Combemorel
Greenpeace est partout ! Après le blocage du train en gare triage jeudi dernier et le blocage du Kapitan Kuroptev dans le port de Montoir-de-Bretagne, c’est en mer que Greenpeace a une nouvelle fois perturbé les exportations de déchets nucléaires français vers la Russie.
Le salon Planète durable

Pour sa 3e édition, Planète durable s’installe à nouveau Porte de Versailles à Paris, pour quatre jours, du 25 au 28 mars 2010. Ce salon est une mine d’idées pour tous ceux qui souhaitent adopter un style de vie plus respectueux de la planète. Au programme : produits verts innovants, animations pour petits et grands, conférences pour tout
savoir sur une nouvelle consommation… Greenpeace sera bien sûr présente sur ce salon.
Rendez-vous au stand E3 pour notamment découvrir le nouveau Guide des produits laitiers avec ou sans OGM !
En savoir plus http://www.planete-durable.com
Exportations de déchets nucléaires : Greenpeace déclenche une deuxième phase dans le port de Montoir-de-Bretagne
© Pierre Gleizes
Greenpeace ne lâche rien ! Vendredi 12 mars, vers midi, trois zodiacs de Greenpeace se sont positionnés devant le cargo russe Kapitan Kurotev, arrivé à 3h ce matin dans le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique). Quatre nageurs tiennent une bannière de 5m x 3m avec le message « La Russie n’est pas une poubelle ». Depuis une embarcation, des activistes ont peint un logo radioactif sur la coque du Kapitan Kuroptev et deux canoës empêchent le navire russe de bouger.
Cette action intervient au lendemain d’une première phase déclenchée en région parisienne. Une dizaine de militants de Greenpeace avaient bloqué en gare de Valenton (Val de Marne) le convoi ferroviaire acheminant les déchets nucléaires vers le port de Montoir-de-Bretagne.
L’Esperanza, le navire de Greenpeace, reste positionné non loin de là , dans l’estuaire de la Loire.
« Ces expéditions scandaleuses de déchets nucléaires en Russie doivent cesser, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Comme les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en imposant un moratoire immédiat, nous mettons tout en œuvre pour perturber ces opérations. »
Des chiffres officiels accablants
Comme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots : ces matières expédiées en Russie ne seraient pas des déchets car elles seront peut-être réutilisables un jour !
Cette affirmation est fausse, des chiffres officiels le prouvent. Le rapport sur les flux de matière entre la France et la Russie fourni par le Haut fonctionnaire de Défense et publié en décembre dernier montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23 540 tonnes d’uranium appauvri), alors que seules 3 090 tonnes ont fait le chemin inverse (et ne sont probablement pas issues du recyclage des matières envoyées). Quid des 30 000 tonnes manquantes ?
« Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus, explique Yannick Rousselet. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas. »
Deux mois d’actions et de mobilisation
contre l’exportation des déchets nucléaire vers la Russie.
Un scandale qui touche aussi le public
Depuis le début de l’année, Greenpeace intervient sur tous les transports de déchets destinés à la Russie et demande à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le grand public se mobilise lui aussi en masse, plus de 27 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre de l’Écologie et de l’Énergie via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire
Grande première en Inde : Monsanto avoue l’échec de son coton Bt

Samedi dernier, le géant des semences OGM Monsanto annonçait une nouvelle fracassante : les insectes contre lesquels était censé lutter son coton Bt ont développé des résistances à l’insecticide secrété par cette plante génétiquement modifiée. De ce fait, les centaines de milliers d’agriculteurs, petits paysans qui ont depuis plusieurs années adopté cette variété de coton sont désormais contraints d’utiliser une quantité grandissante de pesticide. Greenpeace avait depuis longtemps annoncé les risques de résistance que pouvaient développer les insectes ciblés. Et ce, pas uniquement pour ce coton mais aussi pour de nombreuses variétés d’OGM comme par exemple le maïs MON 810.
La nouvelle a été relayé dans un article du journal indien « The Hindu » .
Cette découverte est issue d’une étude de terrain menée sur les cultures de coton Bt dans l’état du Gujarat (à l’ouest de l’Inde) révélant que ces cultures ne résistaient plus aux attaques du papillon ravageur contre lequel le coton Bt avait été initialement conçu.
Monsanto soutenait jusqu’alors qu’ « il n y avait jamais eu de cas avéré de baisse des rendements de cultures de coton ou de céréales Bt attribuable à la résistance d’un insecte ». C’est chose faite.
Mais les soucis du coton Bt ne s’arrêtent pas là . Il y a quelques semaines, un scientifique plutôt pro OGM de l’Institut Central de recherche sur le coton de Nagpur, le Dr Kranthi, déclarait que le coton Bt avait contribué à l’augmentation de l’utilisation de dangereux pesticides et que d’autres insectes détruisaient maintenant lescultures. On peut imaginer sans mal la situation désespérante dans laquelle sont plongés les agriculteurs, forcés après avoir adopté le coton BT de s’endetter pour utiliser encore plus de pesticides.
Mais Monsanto a une solution ! Suite à cet aveu d’échec, ils sont allés jusqu’à conseiller aux agriculteurs concernés d’utiliser leur tout nouveau produit nommé Bollguard 2, qui permettrait de retarder l’apparition de la résistance des insectes. Comme quoi la firme américaine a toujours une longueur d’avance, pour fournir des solutions toujours plus onéreuses à ses clients.
Après le récent moratoire indien sur l’aubergine Bt, il semble que les performances mirifiques de cette technologie soit quelque peu remises en cause.
27 voix européennes pour l’interdiction du commerce international du thon rouge

La position de l’Union européenne permet d’ajouter 27 votes pour la sauvegarde du thon rouge, alors que la Cites s’ouvrira samedi à Doha. L’Union européenne demandera cependant que cette mesure ne soit effective qu’en mai 2011. Ce délai permettrait aux industriels de la pêche de clore tout un cycle qui commencera avec la saison de pêche en mai 2010 : les thons rouges sont ensuite engraissés plusieurs mois en Méditerranée, puis pour une grande majorité vendus au Japon et transportés congelés.
Pour obtenir le classement en annexe 1, les 2/3 des 175 pays participants à la Cites doivent le voter. Alors que la conférence approche, différents pays prennent peu à peu position. Derrière les Etats-Unis et l’Europe, la Suisse, la Colombie et l’Uruguay soutiendront un classement en annexe 1. La Chine, la Turquie et certainement une grande partie de l’Asie voteraient contre. Enfin, Taïwan, le Canada et le Japon auront une position encore plus marquée : ils objecteront au classement : non seulement ils voteront contre, mais ils refuseront d’appliquer le classement si jamais il est voté par les autres pays. Les tractations entre pays participants ont déjà commencé.
Conférence Internationale de Paris : pour protéger les forêts, stopper et non financer les moteurs de la déforestation

Ce jeudi se déroule à Paris une conférence Internationale sur les grands bassins forestiers. Cette réunion regroupe de nombreux pays forestiers des bassins de l’Amazone et du Congo, Indonésie, etc.) et les pays industrialisés – dont la France- qui s’étaient engagés en décembre à Copenhague au déblocage de 3,5 milliards d’euros par an d’ici 2012 pour aider les pays en voie de développement à lutter contre la déforestation. Mais rien n’avait été clairement entériné.
Des fonds réellement additionnels et des décisions en accord avec les droits et intérêts des populations forestières
Mettre un terme à la destruction des forêts tropicales est une absolue nécessité, dans la perspective d’une réduction drastique et indispensable des émissions de gaz à effets de serre visant à maintenir l’élévation des températures en-dessous de la barre des 2°C. Les actions urgentes à envisager doivent absolument prendre en compte l’inestimable biodiversité présentent dans les grands bassins forestiers et doit garantir l’adhésion et à la participation des populations forestières dans la mise en place des futurs programmes financés.
Le processus de discussions relancé aujourd’hui doit absolument garantir la transparence, l’efficacité des futurs programmes et surtout la participation des communautés forestières, dont les peuples autochtones. Il faut également que cette aide soit réellement additionnelle et pas un simple recyclage d’aide publique déjà affectée.
Déchets nucléaires : Greenpeace bloque un nouveau convoi à destination de la Russie

© Pierre Gleizes
Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l’année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.
Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d’un navire, le Kapitan Kuroptev. D’abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l’Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.
Moratoire de 3 ans sur les OGM : la Suisse en avance sur le reste de l’Europe
Ce lundi 8 mars, en fin de journée, le parlement suisse a prolongé de 3 ans le moratoire sur les cultures et commercialisation en plein champ d’OGM sur le territoire suisse. Ce moratoire avait été pour la première fois mis en place en 2005 pour permettre « l’acquisition de connaissances scientifiques encore manquantes ». Pour appuyer la prolongation de ce moratoire, le conseil fédéral suisse a souligné « qu’il n’existe pas de besoin urgent en matière d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les consommateurs ». La Suisse va donc rester totalement libre de toute culture OGM jusqu’au moins en 2013.
Greenpeace se félicite de ce moratoire dont devraient s’inspirer l’Europe et la France
La récente autorisation de la pomme de terre OGM Amflora de BASF par la commission européenne a suscité de très vives réactions des Etats membres de l’Union Européenne. Les gouvernements européens, par la voie de leurs ministres de l’environnement avaient exigé en décembre 2008 de la Commission qu’elle réforme ses procédures d’autorisation des OGM et qu’elle renforce son expertise. Depuis, rien n’a changé. Face aux Etats et aux opinions publiques Européennes, la Commission a choisi le passage en force en autorisant cette pomme de terre OGM -première autorisation depuis 12 ans- dont les impacts sur la santé et l’environnement restent inconnus.
Ce sont particulièrement deux hommes, Manuel Barroso et le Commissaire à la santé et à la consommation Dalli qui ont profité de l’absence de majorité qualifiée au sein de la Commission et de la possibilité d’une procédure écrite « sans débat » pour mettre les Etats membres devant le fait accompli.
De nombreux OGM sont actuellement en attente d’autorisation à la culture en plein champ au niveau européen.
On peut craindre que cette autorisation imposée aux Etats membres ne serve de précédent pour cette Commission décidément très pro-OGM et que de nombreux OGM soient à nouveau imposés sans évaluation satisfaisante.
L’expertise et les connaissances scientifiques sur les impacts des OGM sur la santé et encore plus sur l’environnement ne sont pas plus aboutis en France ou en Europe qu’en Suisse. Les helvètes semblent avoir pris une longueur d’avance en ce qui concerne l’application du « principe de précaution » qui est loin de prévaloir en Europe.
