Energie / Climat | le 30 mars 2010

Qui se cache derrière les climato-sceptiques ? Greenpeace dénonce les pratiques de Koch industries

Un rapport de Greenpeace démontre qu’une entreprise américaine peu connue du grand public, Koch Industries, va jusqu’à surclasser ExxonMobil dans le domaine du financement des climato-sceptiques ces dernières années : De 2005 à 2008, les subventions attribuées par Koch aux groupes qui huilent la « machine à nier le dérèglement climatique » sont de 9,1 millions de dollars pour Exxon, contre 24,9 millions de dollars pour les fondations contrôlées par Koch.

Koch Industries, dont le siège social est situé au Kansas, est un vaste conglomérat d’entreprises opérant principalement dans le secteur de la pétrochimie. Avec des revenus annuels estimés à 100 milliards de dollars, Koch Industries est présente dans près de 60 pays et emploie 70 000 salariés. La plupart des activités de cette multinationale sont méconnues du grand public, à l’exception de quelques produits commercialisés en France tels que les cotons DemakUP®, le papier-toilette Lotus® ou encore les textiles synthétiques Lycra®.

Pour en savoir plus, lire le résumé du rapport en Français

ou télécharger le rapport en Anglais

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Forêts | le 26 mars 2010

Publication d’un rapport de la FAO : la déforestation reculerait alors que les chiffres restent les mêmes.

La FAO publiait hier les principaux résultats de son évaluation des ressources forestières mondiales avec la principale information suivante : le recul de la déforestation durant la décennie 2000 – 2010 par rapport à la décennie précédente.

Ce que ne souligne pas le rapport, c’est la stagnation du taux de déforestation durant la décennie qui vient de s’écouler à un rythme de 13 millions d’hectares par an, soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les 2 secondes. Le taux reste le même que lors de la parution du dernier rapport quinquennal couvrant la période 2000 – 2005. Pas de quoi crier victoire.

Mais surtout, le rapport atténue l’importance de la déforestation en minimisant l’importance de la destruction des forêts naturelles qui est compensé par la mise en place de plantations d’arbres. C’est toute la différence entre les notions de déforestation brute et nette. C’est-à-dire que les indices de déforestation utilisés mélangent allègrement la destruction de forêts primaires, secondaires voire même de plantations.

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Energie / Climat | le 25 mars 2010

Aidez-nous à faire cesser les exportations de déchets nucléaires

Le nucléaire est une énergie sale qui produit des milliers de tonnes de déchets, chaque mois la France en exporte environ 1200 tonnes vers la Russie. Nous avons besoin de vous pour stopper ce scandale en finançant une action d’envergure afin d’obliger le gouvernement français à interdire ces expéditions de déchets nucléaires. En savoir plus

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Energie / Climat | le 24 mars 2010

Déchets nucléaires : Greenpeace bloque l’ambassade de France à Moscou !


©Igor Podgorny /Greenpeace

Le 24 mars 2010 – Ce matin des activistes de Greenpeace ont manifesté à Moscou contre les exportations de déchets nucléaires français vers la Russie alors qu’hier le Kapitan Kuroptev est arrivé à Saint-Pétersbourg avec à son bord environ 600 tonnes de déchets nucléaires en provenance de France. Cinq d’entre eux ont bloqué l’accès à l’ambassade de France. Ils sont actuellement détenus par la police russe.

« Cette opération à Moscou mise en place par nos collègues russes démontre notre volonté de faire cesser immédiatement ces exportations de déchets nucléaires français vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace. Nous sommes intervenus sur le convoi ferroviaire transportant ces déchets en région parisienne le 11 mars ainsi que sur le départ et le parcours du navire (les 13 et 14 mars) faisant la navette entre la France et la Russie. Avec cette nouvelle intervention sur le sol russe, nous montrons que nous ne laisserons plus la France prendre la Russie pour une poubelle en toute impunité ! »

Un énorme mensonge
EDF et Areva affirment que l’uranium appauvri est envoyé en Sibérie pour être enrichit et qu’il est ensuite renvoyé vers la France. Les industriels mentent sur ce point.

Les chiffres officiels* sur les flux de matière entre la France et la Russie du Haut Fonctionnaire de Défense publiés en décembre 2009 prouvent qu’Areva et EDF ne disent pas la vérité : depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3090 tonnes ont fait le chemin inverse. Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

« Ces exportations seraient illégales si ces matières étaient qualifiées de déchets. Or aujourd’hui les industriels s’en sortent avec ce mensonge honteux en parlant de matières valorisables, affirme Yannick Rousselet. C’est comme si on envoyait aux russes des oranges déjà pressées en leur disant que, peut-être, dans 50 ans ils pourront encore en tirer une goutte de jus. ».

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L'actualité | le 24 mars 2010

Rendez-vous à Cherbourg à bord de l’Esperanza !

Après Rouen l’Esperanza fera escale à Cherbourg, Samedi 27 et Dimanche 28 mars. Ne manquez pas cette occasion unique de monter à bord de l’un des bateaux de la flotte de Greenpeace !
Horaires de visite : 10h-12h et 14h-17h.
Vous pourrez rencontrer les membres de l’équipage de l’Esperanza et plonger ainsi pendant quelques instants au cÅ“ur même des actions de Greenpeace.

Rendez-vous : quai de France

En savoir plus : 01 44 64 03 76

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Energie / Climat | le 23 mars 2010

L’abandon de la taxe carbone scelle la mort du Grenelle

Début mars, Nicolas Sarkozy déclarait lors du salon de l’agriculture que les questions d’environnement « commençaient à bien faire ». Hier, le gouvernement approuvait un projet de terminal charbonnier à Cherbourg. Aujourd’hui, le gouvernement enterre la taxe carbone ! La pression médiatique retombée après Copenhague, le gouvernement s’empresse d’enterrer ce projet, alors que c’est précisément parce que ce sommet a été un échec que la France a une énorme responsabilité !

La France remet clairement en question sa capacité à respecter ses engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, et se défausse sur l’Europe. En effet, elle conditionne la mise en place de cette taxe à l’instauration d’une taxe d’ajustement aux frontières, qui, on le sait, ne verra jamais le jour : il n’est que très peu soutenu par d’autres pays européens, et encore plus compliqué à mettre en oeuvre à plus grande échelle. On voit désormais clairement les intentions du gouvernement en matière environnementale : des paroles, mais pas d’actes !

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Energie / Climat | le 23 mars 2010

Terminal charbonnier de Cherbourg : la France trahit ses engagements

Le préfet de la Manche, voix du gouvernement dans le département, vient d’autoriser la construction d’un terminal charbonnier sur le port de Cherbourg. Pour la première décision du gouvernement après Copenhague en matière énergétique, le décalage entre les discours de Jean Louis Borloo et ses actes est flagrant.

En octobre 2007, à l’occasion du Grenelle de l’environnement, le gouvernement a affirmé que les grands projets industriels implantés sur le territoire seraient arbitrés en fonction de leur coût pour le climat. En autorisant la construction d‘un nouveau terminal charbonnier sur le sol français, cent jours après le fiasco de Copenhague et au lendemain des régionales, le gouvernement est en incohérence totale avec ses propres promesses. A quoi bon des engagements nationaux s’ils ne sont pas déclinés à l’échelle locale ? La lutte contre les changements climatiques doit se mener à tous les niveaux, lors de chaque décision relative au système énergétique français.

Greenpeace condamne cette décision qui témoigne de la myopie du gouvernement, dictant la politique énergétique française sans vision de long terme. Jean Louis Borloo se montre incapable de courage politique, sa position oscille entre cynisme et hypocrisie.

Plus d’infos sur le terminal charbonnier

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OGM | le 22 mars 2010

L’Italie interdit par décret la culture du MON 810 sur son territoire.

Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaïa, a annoncé vendredi dernier la signature d’un décret interdisant la culture d’un maïs génétiquement modifié (OGM) sur le territoire italien, au nom du principe de précaution.

Le ministre a signé le décret au lendemain d’une décision de la Commission des semences du ministère qui avait refusé à l’unanimité l’inscription, sur le registre des semences, du maïs génétiquement modifié MON 810.

Cette commission était composée de représentants du ministère de l’agriculture mais aussi de l’Environnement, de la Santé et de plusieurs régions. La Commission “a donné un signal clair de la volonté du peuple souverain“, a indiqué le ministre Zaïa, insistant sur le fait que plus de 75% des citoyens italiens sont opposés à la culture des OGM en plein champ.

Toujours selon le ministre, la Commission a estimé sur la base de critères “strictement techniques” que les conditions n’étaient pas réunies pour “garantir la coexistence entre les cultures OGM et non OGM“.

Ce maïs Bt est le seul OGM autorisé à la culture en Europe depuis 1998. L’Italie anticipe peut-être la très probable future ré-autorisation européenne du MON 810 ainsi que deux autres maïs OGM des firmes Pioneer et Syngenta. La décision italienne suit de quelques semaines celle, très controversée, de la commission européenne d’autoriser à la culture la pomme de terre OGM Amflora de la firme allemande agro-chimique BASF.

Cette décision a été perçue par les opinions publiques et les gouvernements de plusieurs pays européens comme un véritable passage en force de la commission, surtout de son président Manuel Barroso et du commissaire à la santé et à la consommation maltais John Dali.

La France a de son coté saisi le Haut Conseil des Biotechnologies afin de prendre une décision sur l’autorisation ou non de cette pomme de terre. Elle est un des 6 pays (Grèce, Luxembourg, Allemagne, Autriche, Hongrie) à avoir pris une clause de sauvegarde sur la culture et la commercialisation du maïs MON 810. Mais cette clause de sauvegarde sera caduque au moment de la ré-autorisation de ce maïs OGM en Europe. En France comme en Italie se pose le problème de la coexistence impossible entre les cultures OGM et les cultures conventionnelles voire bio. Le gouvernement serait donc bien inspiré de suivre le chemin ouvert par les Italiens et les suisses récemment, en décidant d’un moratoire sur toutes les cultures d’OGM tant que la commission européenne n’a pas revu –comme cela lui avait été demandé en décembre 2008- ses procédures d’évaluations, notamment en évaluant beaucoup plus systématiquement les impacts environnementaux des cultures OGM.

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Océans | le 22 mars 2010

Quel avenir pour le thon rouge après la Cites ?

Quelles sont les principaux points à retenir de la décision de la Cites sur le thon rouge, jeudi dernier ? Trois questions à François Chartier, chargé de campagne Océans.

Quels constats peut-on faire suite à la décision de la Cites ?
Après Copenhague et l’échec de la Cites, force est de constater la faillite des états à sortir d’une vision de court terme, d’intérêts particuliers pour préserver les ressources communes à tous les habitants de la planète. La Cites n’a pas répondu à nos attentes, et l’interdiction du commerce international du thon rouge n’est pas pour aujourd’hui. Alors que l’espèce est pourtant reconnue comme menacée, aucune mesure de protection n’a été prise.

Quelles sont les principales causes de cet échec ?
Le Japon a été très actif pour que la proposition de Monaco soit refusée à la Cites. Ce pays consomme 80% du thon rouge pêché. Mais la faiblesse de l’Union européenne est aussi en cause. Malgré ses déclarations sur sa volonté de soutenir le classement en annexe 1, il est évident que l’Europe ne s’est pas donné les moyens de faire passer une position ambitieuse à la Cites, au vu du faible nombre de votes pour l’interdiction du commerce international.

Comment continuer à se mobiliser ?
L’irresponsabilité de nos dirigeants est encore plus flagrante face à l’ampleur de la mobilisation citoyenne, en France notamment. Grâce à vous, Greenpeace a pu mener campagne auprès du gouvernement français, et faire bouger les lignes jusqu’au niveau européen. Grâce à vous, nous avons pu mettre la pression sur la grande distribution et certains restaurateurs, qui se sont pour certains engagés dans une voie plus respectueuse de l’environnement. Nous avons encore plus besoin de vous aujourd’hui pour les prochaines étapes : la saison de pêche entre mi-mai et mi-juin, et l’Iccat, organisation qui gère la pêche au thon, qui se tiendra en novembre à Paris. Nous comptons sur vous !

Plus que jamais, aidez-nous à agir. Faites un don.

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Océans | le 18 mars 2010

La Cites signe l’arrêt de mort du thon rouge

Greenpeace condamne l’échec des gouvernements présents à la Cites, qui viennent de rejeter l’interdiction du commerce international du thon rouge. Cette conférence était une chance historique de sauver l’espèce, menacée d’extinction. Aucune mesure de protection n’a été prise pour la sauvegarde de l’espèce. Faire passer les intérêts à court terme de quelques états qui pratiquent un lobbying très actif, tels que le Japon, avant la préservation d’une espèce menacée, cruciale pour l’équilibre de l’écosystème méditerranéen est tout simplement inacceptable.

L’Union européenne n’a pas défendu sa position
La Libye, pays pêcheur, demandait une décision rapide sur ce point, démarche qui a été votée à la majorité en plénière. Alors que la tendance générale était plutôt aux négociations sur plusieurs jours, la discussion s’est faite en plénière, sur deux propositions, celle de l’Union Européenne pour le classement avec un délai, et celle de Monaco pour un classement immédiat. Il n’y a eu que 20 votes en faveur de la proposition de Monaco et seulement 43 en faveur de la position européenne, sur les quelques 120 pays participants. On peut alors se demander comment, avec la mobilisation européenne affichée en amont de la conférence, on peut en arriver à de tels résultats.

L’avenir du thon rouge retourne entre les mains de l’Iccat
L’espoir qui reste pour le thon rouge, c’est l’Iccat, organisation qui gère la pêche au thon, qui se tiendra en novembre, à Paris. C’est là que les gouvernements pourraient, enfin, décider de réduire les quotas de pêche pour assurer la survie du thon rouge.

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