Océans | le 12 février 2010

Journée nationale de mobilisation: Le thon rouge ne peut pas attendre !

« Carpaccio de thon rouge », « thon rouge façon tatali » : certaines cartes de restaurants ou étals de poissonniers proposent encore cette espèce. Les militants de Greenpeace seront mobilisés dans 25 villes de France le samedi 13 février, pour dialoguer avec les commerçants, leur demander quelle sorte de thon ils vendent, l’origine de leur marchandise, et les inciter à prendre l’engagement de ne plus servir de thon rouge de Méditerranée, espèce menacée, en signant une lettre d’engagement.

Rappelons que certains acteurs économiques sont déjà engagés dans cette démarche : deux associations de grands restaurants, comme Eurotoques (3.800 membres en Europe) ou les Relais & Châteaux (450 enseignes dans le monde), ont décidé de ne plus servir de thon rouge. Des enseignes de la grande distribution comme Auchan ou Carrefour ne commercialisent plus de thon rouge depuis le début de l’année. La mobilisation des citoyens et des commerçants ce samedi doit rappeler au gouvernement l’urgence de la menace qui pèse sur le thon rouge. C’est maintenant qu’on doit agir, pas dans 18 mois !

Signez la pétition pour demander un moratoire sur la pêche industrielle à Bruno Le Maire

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Océans | le 12 février 2010

Procès équitable pour Junichi et Toru !

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Ce matin des militants de Greenpeace ont fait une manifestation pacifique devant l’ambassade du Japon à Paris pour demander à la justice japonaise un procès juste pour deux activistes poursuivis dans le pays du soleil levant.

Lundi 15 février s’ouvre au Japon le procès de Junichi SATO et Toru SUZUKI accusés d’avoir volé une caisse de viande de baleine dans un entrepôt en avril 2008.

Ce procès est tout sauf ordinaire, Greenpeace se bat depuis près de 2 ans pour faire reconnaitre le caractère injuste de cette accusation. En effet, Junichi et Toru, en interceptant cette boite et en la présentant au Procureur de Tokyo, n’ont fait qu’exposer publiquement un détournement de viande baleine, organisé et à large échelle au sein du programme de chasse baleinière, et qui plus est toléré par les autorités nippones en charge de cette chasse.

Et qu’ont-ils récolté ? Une arrestation surmédiatisée par les autorités, dans un pays où le simple fait d’être arrêté a valeur de culpabilité aux yeux du public ! Une garde à vue de 23 jours sans avocat ! Un procès inéquitable où les éléments de preuve de ce scandale de détournement ont été systématiquement caviardés, voire refusés à la défense ! C’est ainsi qu’ils encourent une peine maximale de 10 ans de prison !

Les demandes de Greenpeace pour ce procès :

1. Le droit à un procès juste : des documents clés ont été scandaleusement rejetés par la Cour de justice…
2. L’application de la loi internationale : Junichi et Toru exerçaient leur droit fondamental à la liberté d’expression telle que garanti par l’Article 19 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques des Nations unies signé par le Japon.
3. La réouverture de l’enquête sur les allégations de détournement : le Procureur du District de Tokyo a arrêté son investigation sur les allégations apportées par Greenpeace le jour même où Junichi et Toru ont été arrêtés par la police.

La mobilisation internationale pour les faire innocenter n’a fait qu’augmenter ces derniers mois, récoltant plus de 250 000 signatures de par le monde.

Vous aussi, apportez maintenant votre soutien à Junichi SATO et Toru SUZUKI en signant la pétition internationale.

Plus d’informations sur le scandale du trafic de viande de baleines.

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