Energie / Climat | le 15 décembre 2009

A Copenhague, les ministres arrivent, les ONG sont priées de sortir

Plus la fin du sommet approche, moins les ONG sont les bienvenues à Copenhague. Dès ce mardi, elles n’ont plus qu’un accès limité au Bella Center, qui accueille les négociations de l’Onu sur le climat. Parmi les 16 000 observateurs indépendants accrédités au départ, 1 000 personnes pourront accéder au centre de conférences à partir de jeudi, et 90 seulement vendredi !

Il est inquiétant de voir limité l’accès aux ONG. La négociation sur ce défi majeur pour l’humanité qu’est le changement climatique ne doit pas se dérouler derrière des portes closes. La présence d’observateurs indépendants est essentielle.

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La raison officiellement évoquée par les organisateurs est qu’il n’y aura plus assez de place dans le centre de conférences pour contenir tout le monde. Mais aucune restriction n’a pour l’instant été annoncée contre les journalistes, qui sont pourtant presque 5 000. Il y a peut-être d’autres explications… Les négociations patinent et les inquiétudes grandissent quant à l’issue de la conférence de Copenhague, et avec elles le risque qu’un message dissonant vienne troubler la belle unanimité et l’autosatisfaction que ne manqueront pas d’exprimer les délégués ou les chefs d’Etat à la fin de la semaine.

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Forêts | le 14 décembre 2009

Greenpeace contraint Unilever à protéger la forêt indonésienne

Le 10 décembre, la multinationale Unilever a annoncé qu’elle rompait son contrat d’approvisionnement avec Sinar Mas (le principal producteur indonésien d’huile de palme). Cette annonce fait suite à la publication d’un rapport de Greenpeace prouvant que Sinar Mas est impliqué dans la déforestation sauvage (c’est-à-dire sans permis de déboisement) et la destruction des tourbières en Indonésie. Unilever a déclaré que ” les critiques de Greenpeace sont d’une telle nature qu’on ne peut les ignorer ” et qu’il se devait de rompre avec Sinar Mas.

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Unilever est un des géants mondiaux de l’agro-alimentaire, des cosmétiques et des détergents. Sa décision représente donc une grande victoire pour Greenpeace. Elle est une nouvelle étape dans notre combat contre la déforestation en Indonésie. Ces dernières semaines, nous avons multiplié les actions pour y stopper la destruction des forêts tropicales et des tourbières. Fin novembre, nous avons bloqué les activités d’une filiale de Sinar Mas. Le 12 novembre, nos activistes se sont enchaînés à des excavateurs appartenant à l’un des plus gros producteurs indonésiens de pâte à papier. Le 29 octobre, nous avons empêché un navire en provenance d’Indonésie de décharger à St-Nazaire 15 000 tonnes de tourteaux de palme.

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Energie / Climat | le 12 décembre 2009

100 000 personnes venues de toute l’Europe manifestent à Copenhague

A mi-parcours des négociations climatiques, la manifestation citoyenne et associative qui a eu lieu ce samedi 12 décembre a été un grand succès. 100 000 personnes venues de toute l’Europe se sont retrouvées dans la capitale danoise pour faire pression sur les dirigeants politiques et leur demander un accord ambitieux d’ici à la fin du sommet le 18 décembre.

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Le cortège est parti du Parlement pour se diriger, dans le froid mais la bonne humeur, vers le Bella Center, où se déroulent les discussions. Une scène avait été dressée à proximité pour accueillir les orateurs. Parmi eux, Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International (ci-dessous). Il a scandé devant la foule : ” Yes we can, Yes we must, Yes we want “.

La majorité des manifestants étaient des Européens, venus en car et en train des grandes villes européennes. Mais de nombreux Asiatiques et des Africains étaient également présents. De très nombreuses associations étaient représentées, environnementales bien sûr, mais également de défense des droits de l’homme et luttant pour la justice sociale, prouvant ainsi que les enjeux discutés à Copenhague dépassent de loin les seules questions écologiques.

Vous aussi, faites pression sur les dirigeants politiques en signant l’Ultimatum Climatique. Plus de 550 000 personnes l’ont déjà rejoint !

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Energie / Climat | le 11 décembre 2009

L’Europe rate une occasion en or de débloquer le sommet de Copenhague

Le Conseil européen qui s’est tenu hier et aujourd’hui à Bruxelles est un échec. Réunis pour adopter une position commune dans le cadre des négociations climatiques de Copenhague, les 27 pays membres ont opté pour une position au rabais. Alors que de plus en plus de pays annoncent des actions nouvelles en faveur du climat, l’Union européenne abandonne tout leadership sur le sujet.

Les chefs d’Etat et de gouvernement sont restés bloqués sur un objectif de réduction de gaz à effet de serre de 20% d’ici à 2020. Le chiffre de 30% ne pourrait être mis sur la table des discussions à Copenhague qu’en toute fin de sommet, alors que c’est maintenant qu’il aurait permis une relance des négociations. De même, les 27 n’ont pas abordé la question de l’aide aux pays en développement sur le long-terme. Ces pays sont et seront les premières victimes des changements climatiques en cours. Nous devons les aider.

Certes, le Conseil européen s’est engagé sur un montant de 2,4 milliards d’euros par an durant les trois prochaines années. Mais après 2012 ? Le dérèglement du climat s’arrêterait-il dans trois ans ?

Autrement dit, l’Europe n’a pas avancé sur les deux points-clés de la négociation : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les financements à long-terme en faveur des pays en voie de développement.

Greenpeace déplore que l’Union Européenne reste ainsi immobile et renonce à toute ambition à la hauteur des enjeux environnementaux. Depuis l’accord de Kyoto en 1997, l’Europe a systématiquement élevé ses ambitions dans les négociations climatiques, les autres pays prenant, ou non, la suite. À mi-parcours des discussions les plus importantes qui aient jamais eu lieu sur le climat, il est inexplicable que l’Europe semble ainsi changer soudainement sa stratégie gagnante.

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OGM | le 11 décembre 2009

Une nouvelle étude indépendante met en cause l’innocuité des OGM

Un organisme indépendant (le Crii-Gen, Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) vient de publier une étude inquiétante sur trois OGM (le MON810, le MON863 et le NK603). Ces trois OGM sont autorisés à la consommation humaine et animale en Europe, mais l’étude du Crii-Gen soulève beaucoup de questions concernant les risques sanitaires potentiels liés à leur consommation.

Dans un communiqué de presse rendu public le 11 décembre, le Crii-Gen souligne que «  pour la première fois au monde, les tests confidentiels de Monsanto qui ont permis les autorisations internationales de trois OGM commercialisés ont été contre-expertisés par des chercheurs du Crii-Gen, de l’Université de Caen et Rouen. Ces OGM produisent des insecticides (MON810, MON863) ou absorbent le désherbant Roundup (NK603) ».

Or, « cette publication internationale montre des effets particuliers liés à la consommation de chaque OGM, différents selon le sexe et la dose. Ils sont associés aux foies et aux reins, les principaux organes réagissant lors d’une intoxication alimentaire chimique. D’autres effets touchent le coeur, les surrénales, la rate et les globules sanguins.

Des tests aussi courts et avec si peu d’animaux étudiés par groupe ne peuvent pas apporter des preuves finales de toxicité ou d’innocuité, ils sont cependant assez inquiétants pour réclamer que des études soient refaites sur une durée plus longue, sur plusieurs espèces et générations avec un nombre d’individus garantissant une puissance suffisante des tests statistiques ».

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Energie / Climat | le 10 décembre 2009

Greenpeace s’invite au Conseil européen de Bruxelles sur le climat pour réveiller les politiques

Plusieurs militants de Greenpeace ont réussi ce jeudi après-midi à déjouer les services de sécurité qui encadrent le Conseil européen de Bruxelles. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne doivent y discuter d’une position commune à défendre au sommet de Copenhague sur le climat. Nos militants les ont interpellés aux cris de : ” Réveillez-vous, réveillez-vous ! “.

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Avant d’être maîtrisés par des agents de sécurité, ils ont surgi d’une camionnette devant l’entrée du bâtiment officiel et ont déployé des banderoles demandant à l’Europe de ” Sauver Copenhague“. Greenpeace appelle l’Union européenne à jouer le rôle de leader qui lui revient dans les négociations climatiques en cours.  Les progrès que nous avons vus depuis Kyoto en 1997 n’auraient pas été possibles sans le leadership de l’UE. L’Europe doit retrouver aujourd’hui sa détermination à prévenir des changements climatiques catastrophiques.

Vous pouvez faire pression sur l’Europe en signant notre pétition ” Ultimatum Climatique.
Près de 550 000 personnes l’ont déjà fait !

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Energie / Climat | le 10 décembre 2009

550 000 signatures de l’Ultimatum Climatique ont été remises à Nicolas Sarkozy qui n’a pas entendu le message

Ce jeudi 10 décembre, des ONG représentant l’Ultimatum Climatique ont rencontré, à sa demande, le chef de l’Etat. Cette réunion était l’occasion de rappeler au président de la République les attentes des 550 000 Français qui ont signé la pétition ” Ultimatum Climatique “. Mais le chef de l’Etat ne semble pas décidé à reprendre nos exigences.

Que demandons-nous ?
- une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés
- une aide de 110 milliards aux pays en développement de la part des pays industrialisés à partir de 2012.

Qu’a répondu Nicolas Sarkozy ?
- qu’il défendrait le chiffre de 30% au Conseil européen d’aujourd’hui et demain à Bruxelles
- qu’il soutenait une taxe sur les mouvements de capitaux, mais sans dire combien la France mettrait d’argent sur la table.

Il a évoqué par ailleurs la création d’une ” Organisation mondiale de l’Environnement ” dont l’urgence ne nous apparaît pas nécessaire.

Autrement dit, Nicolas Sarkozy nous a écoutés, mais pas entendus. C’est très grave. Il n’y a pas grand-chose à attendre du Conseil européen. Il n’y aura donc pas de parole forte de l’Union européenne à Copenhague. C’est pourtant ce qu’il faut pour que les négociations climatiques avancent vraiment. Actuellement, le décalage entre ce qu’attendent les pays en développement et ce que proposent les pays industrialisés est trop grand pour que la conférence aboutisse à un accord. L’Europe doit impérativement se ressaisir.

Vous pouvez y contribuer en signant la pétition ” Ultimatum Climatique “.

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Energie / Climat | le 9 décembre 2009

Greenpeace a réussi à mettre en lumière la reprise du trafic de déchets nucléaires entre France et Russie

Lundi 7 décembre, à 7h20, Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France, a été délogé par les forces de l’ordre de la voie ferrée sur laquelle il s’était enchaîné la veille au soir. Son objectif était d’empêcher l’arrivée d’un train attendu à Cherbourg et chargé de déchets nucléaires, qui devaient ensuite être transférés en Russie.

Par cette action, Greenpeace tenait à montrer son opposition à la reprise de ce trafic et à le mettre en lumière. Nous dénonçons d’autant plus ce trafic que nous publions des chiffres qui prouvent que ces déchets sont abandonnés en Russie et qu’ils n’y sont pas transformés comme le prétendent l’Etat et Areva.

Une fois notre responsable de campagne évacué, ce sale trafic a pu reprendre. Comme prévu, les déchets ont été transbordés sur le Kapitan Lus, un navire russe qui a quitté Cherbourg le mardi 8 en direction de St-Petersboug. Il y arrivera le 14 décembre.


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Pour mieux comprendre les enjeux de ce transport et de notre action, il faut les replacer dans le contexte d’une série d’incidents, de révélations et de rapports officiels qui a montré depuis le début le mois d’octobre l’opacité dans laquelle travaille le lobby nucléaire français et le manque de sécurité de la filière.

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Energie / Climat | le 8 décembre 2009

Au moins 30% de réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre maintenant !

Hier lundi, lors de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat, Jean-Louis Borloo s’est engagé à ce que la France réduise de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. C’est une bonne nouvelle, mais malheureusement insuffisante. Greenpeace réclame que l’ensemble des pays de l’Union Européenne s’engage dès cette semaine sur cet objectif de 30%.

La proposition du ministre français de l’Environnement ne va pas assez loin pour trois raisons. D’abord, elle reste en-dessous de l’objectif de 40% réclamé par les scientifiques et repris par Greenpeace. Si l’on veut que l’augmentation de la température moyenne mondiale soit au maximum de 2°C d’ici à la fin du siècle, c’est cet objectif de 40% qu’il faut respecter. Ce chiffre de 30% est cependant supérieur à celui de 20% adopté à la fin de l’année dernière par les 27 pays membres de l’Union européenne. Il y a donc un léger progrès.

borloo-181207Mais deux autres problèmes se posent. D’abord, ce chiffre n’est qu’une proposition française. Or, ce n’est pas la France qui négocie à Copenhague, mais l’Union européenne. C’est elle qui parle au nom des 27. Ce qu’il faut donc, c’est que l’Union reprenne ce chiffre. Elle en a l’occasion jeudi et vendredi lors d’un Conseil européen consacré au sommet de Copenhague. Or, il n’y a pas consensus autour de cette proposition. La France, le Royaume-Uni, la Suède défendent ce chiffre de 30%, mais la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale le jugent trop élevé.

En outre, il n’est pas question pour les Européens de mettre ce chiffre de 30% sur la table des négociations de Copenhague dès cette semaine. Il ne serait proposé qu’à la fin de la conférence et à la condition que les autres pays fassent preuve de bonne volonté. Or, c’est l’inverse que l’Europe doit faire. Dès le Conseil européen de la fin de semaine, l’Union européenne doit se mettre d’accord sur cet objectif de 30% et l’annoncer dans la foulée à la conférence de Copenhague.

L’Union européenne doit montrer l’exemple pour accélérer les négociations, pas attendre qu’elles s’enlisent.

Vous pouvez nous aider dans ce combat en signant notre pétition ” Ultimatum Climatique “. Plus de 500 000 personnes l’ont déjà fait.

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Energie / Climat | le 5 décembre 2009

Plusieurs milliers de personnes manifestent à travers la France pour le climat

A deux jours de l’ouverture du sommet international sur le climat de Copenhague, une ” Flash-Mob” (mobilisation-éclair) était organisée ce samedi 5 décembre dans plusieurs villes de France. Ce fut un grand succès. Plusieurs milliers de personnes y ont participé à travers le pays et ont fait ” du bruit pour le climat “, à l’initiative des onze ONG (dont Greenpeace) regroupées au sein de l’ “Ultimatum Climatique “.

A Paris et dans une dizaine de villes de province, les manifestants portaient les trois couleurs de l’Ultimatum (blanc, noir et orange) et ont formé un ensemble musical pour bien faire entendre notre slogan : ” Ca chauffe ! Agissez, maintenant ! Ultimatum ! “. Cette troisième Flash-Mob était la dernière organisée par le collectif avant l’ouverture du sommet de Copenhague. Mais la mobilisation continue. Notre pétition ” Ultimatum climatique “ a déjà recueilli près de 500 000 signatures. Il faut aller encore plus loin et la diffuser le plus possible !

Nous avons jusqu’au dernier jour du sommet de Copenhague, le vendredi 18 décembre, pour accroître la pression sur les chefs d’Etat et de gouvernement. Ils doivent être à la hauteur des enjeux climatiques.

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