Plus de 1000 vignerons ont symboliquement sonné le tocsin à l’intention des négociateurs du Sommet de Copenhague qui s’ouvrira le 7 décembre. Ils ont fait tinter leurs verres et bouteilles lors du Salon des vignerons indépendants le 27 novembre. Redoutant les impacts néfastes des changements climatiques sur la viticulture, les vignerons appellent ainsi les décideurs politiques à prendre des engagements réels pour lutter contre les changements climatiques.

©Alexandra Fleurantin
Lors de la conférence de presse qui a précédé l’événement, le président des vignerons indépendants, Michel Issaly, ” s’est dit très fier que les vignerons indépendants apportent à leur manière leur pierre pour obtenir à Copenhague des engagements réels de la part de nos décideurs politiques en soutenant l’Ultimatum Climatique ” (initiative de onze ONG, dont Greenpeace, en faveur d’un accord ambitieux à Copenhague).
Comme l’a montré la dégustation de plusieurs millésimes pendant cette conférence de presse, les changements climatiques ont d’ores et déjà des impacts sur la viticulture en France. Conséquences de la chaleur, la finesse des vins français est en péril et le degré alcoolique de plus en plus élevé. ” On dépasse allègrement les 15 degrés “, note Michel Issaly. ” Ce sont des vins qui ressemblent de plus en plus à des vins du Nouveau monde “, a-t-il déploré. ” La valeur de nos vins dépend de la spécificité de leur terroir, et ce terroir est mis en danger par les changements climatiques “.
L’objectif de Greenpeace est ici de montrer que la France n’est pas épargnée par les changements climatiques en cours et que ce défi nous pousse à dépasser les clivages habituels. Si ces changements s’aggravent, les spécificités actuelles des terroirs viticoles vont être irrémédiablement modifiées et engendrer une perte d’identité pour les vins français, uniques au monde.
En savoir plus sur les dérèglements climatiques et leurs conséquences en France

L’administration américaine envisage une baisse des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 17% d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 2005. Cette annonce prouve à quel point les Etats-Unis refusent de prendre en compte l’urgence climatique que vit notre planète. Premièrement, ce n’est pas par rapport à 2005 qu’il faut se baser pour calculer la baisse des émissions de gaz à effet de serre, mais 1990 (comme le font les autres pays). Deuxièmement, ce chiffre de 17% est indécent par rapport à ce que la situation exige. C’est de 40% que la première puissance mondiale doit baisser ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (et par rapport aux niveaux de 1990). C’est non seulement indispensable, mais également possible. Greenpeace a prouvé dans son rapport ” 



