Ce vendredi s’est achevé le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne. Malheureusement, à moins de 40 jours de l’ouverture du sommet international sur le climat de Copenhague, les dirigeants politiques européens se sont montrés une fois de plus bien timides. Au centre des discussions, il y avait l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques : quel montant ? selon quelles modalités ?

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Certes, Greenpeace se félicite que l’Europe ait reconnu la nécessité d’un financement public international. Mais deux problèmes se posent. D’une part, l’enveloppe proposée (entre 22 et 50 milliards d’euros chaque année) couvre à peine la moitié des besoins. D’autre part, les pays de l’Union Européenne n’ont pas dit à combien s’élèverait leur participation. Pourtant, d’après Greenpeace, c’est 35 milliards d’euros que l’UE devrait consacrer chaque année à l’aide aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques.
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Depuis mercredi, Greenpeace perturbe sérieusement les plans d’Areva, preuve que le lobby nucléaire n’aime décidément pas que l’on vienne s’intéresser de trop près à ses activités.
Jeudi et vendredi, deux navires russes (le Kapitan Mironov et le Kapitan Lus) étaient attendus au Havre pour charger des déchets nucléaires en direction de la Russie. L’arrivée sur place mercredi de notre navire, l’Arctic Sunrise, et la mobilisation de nos internautes contre ce trafic de déchets nucléaires ont forcé Areva à changer ses plans. Les deux navires russes ont été déroutés en direction du port de Cherbourg.

Le navire russe Kapitan Mironov à Cherbourg © Pierre Gleizes / Greenpeace
Ainsi, au lieu de faire acte de transparence au Havre, Areva continue à Cherbourg son trafic de matières nucléaires, avec la bénédiction des pouvoirs publics qui ont déployé un imposant dispositif de sécurité. Le gouvernement s’arrête donc au milieu du gué. Il a reconnu le manque de transparence avec lequel les industriels du nucléaire mènent leurs activités dangereuses, mais refuse de prendre un moratoire pour suspendre ce trafic le temps que toute la lumière soit faite.
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