Océans | le 16 octobre 2009

Les Etats-Unis s’engagent pour la protection du thon rouge

Le 15 octobre, les Etats-Unis se sont prononcés pour l’interdiction du commerce international du thon rouge. Concrètement, cela signifie qu’ils soutiennent la proposition de la principauté de Monaco de classer cette espèce à l’annexe I de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction. L’administration américaine prend ainsi l’initiative sur le sujet, alors que la France a récemment fait volte-face sur le dossier.

bancthons1

En juillet, Nicolas Sarkozy s’était dit favorable à cette interdiction du commerce du thon rouge. Mais le mois dernier, la France a fait marche arrière et sabordé la dynamique européenne en faveur du classement du thon rouge à la CITES. Sans un soutien des Etats-membres de l’Union Européenne, la perspective d’une interdiction du commerce international du thon rouge s’éloignait. Aujourd’hui, fort heureusement, les Etats-Unis relancent la dynamique.

Lire l'article et les commentaires
Forêts | le 16 octobre 2009

Une étude de Greenpeace prouve l’inefficacité des accords de ” compensation carbone “

GP Campanha

Le principe de ces projets est de permettre aux entreprises des pays industrialisés de poursuivre leurs émissions de gaz à effet de serre en échange d’un investissement dans la protection d’une zone forestière dans un pays en développement. La déforestation évitée dans ces pays ” autoriserait ” ces entreprises à poursuivre leurs activités polluantes dans leur pays d’origine. Ces projets de compensation sont évoqués par certains comme le seul moyen réaliste de réduire la déforestation, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

En 1997, trois géants américains de l’énergie ont signé un accord de ce type avec le gouvernement bolivien (connu sous le nom de projet ” Noel Kempf “). Il a servi de modèle en la matière. Greenpeace a donc voulu vérifier si ce projet résistait à une analyse détaillée. La réponse est clairement négative. Notre étude prouve que ce projet ne permet pas de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre et ne réduit pas significativement la déforestation. En outre, il n’offre pas de bénéfice durable aux populations locales. En réalité, les projets de ce type sont une fausse bonne idée.

La synthèse de notre étude en français
La version intégrale en anglais

Lire l'article et les commentaires